lundi 9 novembre 2009

Les hommes de Gendron

Stéphane Gendron a le sourire narquois. Lui qui attendait la déconfiture, la décomposition, l’implosion de l’Adq pour se présenter Führer.

Mise à jour
« Eric Caire n'a pas l'étoffe pour diriger l'Action démocratique, a soutenu lundi le maire de Huntingdon Stéphane Gendron, qui trépigne à l'idée de prendre les commandes de l'ADQ»
C'est ce que rapportais le journaliste de La Presse Canadienne Martin Ouellet le 26 janvier 2009.

Le futur chef (führer) aurait dans sa mire des hommes de droite et d’extrême droite qui pourraient très bien être nommés dans un Reichstag MINISTRE DE L’INFORMATION ET DE LA PROPAGANDE (Propagandaminister)

1-Jeff Fillion, animateur d’une radio pirate extrême

2-Jeff Plante, ex animateur de radio et ex candidat à l’Adq

3-André Arthur, ex animateur de radio, député conservateur à Ottawa

4-Sylvain Bouchard, animateur de radio et agitateur d’opinions au FM93

5-Michel Hébert, Journal de Québec

Mais, la difficulté pour Ze Führer, c’est que tous sont forts en yeule mais faibles en tout. Très risqué de se faire poignarder dans le dos le moment venu, car impossible de les nommer dans d’autres ministère excepté Michel Hébert qui pourrait se faire nommer  Ministre des routes et de l’asphalte ( Minister für Straßen und Asphalt) un bouche-trous.

Gros nimbus alto-status jaune-flue à l’horizon !

dimanche 8 novembre 2009

Le Prince Charles et ses titres...

Lettre ouverte à Son Altesse Royale le prince Charles Philip Arthur George Mountbatten-Windsor, prince de Galles, duc de Cornouailles et comte de Chester, duc de Rothesay et comte de Carrick, baron de Renfrew et lord des Îles, prince et grand sénéchal d’Écosse, chevalier de l’ordre de la Jarretière, chevalier de l’ordre du Chardon, chevalier grand-croix de l’ordre du Bain, ordre du Mérite, chevalier de l’ordre d’Australie.


Québec, 2009 11 02
Monsieur le prince héritier désigné de la Couronne canado-britannique lire la suite de cette lettre ouverte de Luc Archambault ici

Votez Bloc Québécois dans Montmagny–L’Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup.

Il faut voter pour Nancy Gagnon du Bloc Québécois  dans Montmagny–L’Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, car l'argent va continuer à pleuvoir d'Ottawa peut importe si c'est les bleus conservateurs ou les rouges libéraux qui sont au pouvoir.
Actuellement, les bleus d'Harper vous ont promit d'élargir la 185 et ils tomberaient totalement en disgrâce s'ils oubliaient leurs promesses. L'indépendance; c'est payant.
Laissez les conservateurs et les libéraux rêver en couleur.

samedi 7 novembre 2009

La fin de L'Adq ?




Quand on crache en l'air on finit par récolter la tempête, n'est-ce pas Ti-Pit Morin ?

Mise-à-jour :
L'Adq le naufrage

La limousine du chef du tiers parti est avancée : ou quand on crache en l'air

jeudi 5 novembre 2009

Jean Charest, le PLQ, un scandale permanent

M. Charest et les libéraux, on s’en souvient.

Pourquoi ce refus d’une enquête publique ?

Une partie de la réponse ici peut-être ?
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Article Gomery: l'aide-mémoire publié par Édouard Cloutier


Le 30-11-2005 sur L’Action Nationale


((…))



Le cadet libéral
Au moment où l'affaire Corbeil a éclaté à la Chambre des communes en octobre 1997, c'est le chef conservateur Jean Charest qui menait la charge de ses députés contre Pettigrew, Massé et cie.


Au moment où la commission Gomery dévoilait la nauséabonde réalité sous-jacente aux commandites, c'est le chef libéral Jean Charest qui défendait ses troupes mises en cause, à l'Assemblée nationale du Québec, par les éclaboussures du grand frère libéral canadien.


Cet ironique revirement de situation trouve son explication dans les confidences que l'ex-directeur général du Parti libéral du Canada (section Québec), Benoît Corbeil, a faites à La Presse en prévision de sa comparution devant Gomery. Selon lui, le «réseau libéral» a tout fait pour unifier les forces fédéralistes au Québec sous l'aile libérale. Pour cela, il fallait éliminer le Part conservateur au Québec.


Ce réseau a donc convaincu l'ancien premier ministre Daniel Johnson d'abandonner la direction du Parti libéral du Québec pour laisser le champ libre à Jean Charest, lequel a bientôt quitté son poste de chef du Parti conservateur et convaincu certains de ses députés conservateurs de passer avec lui au Parti libéral du Québec. «De cette façon, a dit Corbeil, les conservateurs ne pouvaient plus diviser le vote fédéraliste aux élections.
La stratégie a fonctionné. On a obtenu des résultats formidables aux élections (fédérales) de 2000, avec 44 % des voix, contre 41 % au Bloc, et un seul élu conservateur.» («Parizeau avait raison, affirme Benoît Corbeil», André Noël et Vincent Marissal, La Presse, 21 avril 2005)
Ce témoignage, issu de l'intérieur même de la machine, indique l'ampleur de l'emprise du «réseau Libéral» sur les destinées du Parti libéral du Québec et, partant, l'état de subordination de ce parti par rapport au Parti libéral Canadien.


Dans ce contexte, M. Charest a eu beau tenter de mettre son parti cadet à l'abri des scandaleuses combines de son grand frère, de nombreux relents de cette pourriture n'ont pas manqué de l'atteindre. En voici des exemples.


• Everest et Jean Charest ont fonctionné main dans la main depuis leurs premiers pas en politique à Sherbrooke. D'après la journaliste Kathleen Lévesque, «Un des co-fondateurs de l'agence, Jean-Pierre Bélisle, est un ami d'enfance de M. Charest. C'est par l'entremise de ce dernier que Claude Lacroix, vice-président au développement chez Everest est devenu, avec sa conjointe Suzanne Poulin, un des piliers de l'équipe Charest.
Entre 1984 et 1998, Suzanne Poulin a été la collaboratrice de Jean Charest, alors au Parti progressiste-conservateur. Le couple Lacroix-Poulin a été très actif lors du difficile passage de Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec. Mais après la défaite électorale de 1998, Everest est disparu du paysage du PLQ et certaines amitiés se sont effritées.» («Des liens qui traversent l'Outaouais», Le Devoir, 22 février 2005). D'autres amitiés se sont toutefois bien maintenues. Ainsi, lors de son passage devant Gomery le président d'Everest, Claude Boulay, a avoué avoir offert son expertise au Parti libéral du Québec, de 1995 à 2002, pour un montant de 190 124 $ («Les commandites, le rêve de tout aspirant millionnaire», Bryan Miles, Le Devoir, 20 avril 2005).


• Le cas Michel Guitard.

(Prise 1) Alors qu'il était vice-président aux relations publiques du Groupe Everest, M. Guitard a travaillé au sein de l'état-major du maire Jacques Olivier lors de la campagne électorale municipale de l'automne 2001 à Longueuil. Le maire Olivier est un ancien ministre libéral fédéral. Au printemps 2002, Everest a décroché un important contrat de relations publiques de la municipalité au montant de 1,3 million. «D'aucuns y ont vu un retour d'ascenseur entre amis», selon la journaliste du Devoir, à laquelle M. Guitard a lancé sur un ton enflammé: «Ce que je fais le soir et la fin de semaine, ça me regarde, et ce n'est pas lié au contrat obtenu».

 

(Prise 2) M. Guitard a fait du «bénévolat» à titre de conseiller pour le PLQ lors de la campagne électorale de 1998. Cette bonne action a eu des conséquences fort heureuses pour lui par la suite puisque le Conseil exécutif lui a octroyé de lucratifs contrats pour conseiller Jean Charest, à titre de directeur des communications. En vertu d'un statut tout à fait singulier, puisqu'il ne faisait pas officiellement partie du personnel politique du premier ministre, M. Guitard s'est vu accorder, par l'entremise de MGTD-Communications et stratégies, une entreprise dont il était le seul actionnaire, un premier contrat du Conseil du trésor d'une valeur de 23 000 $ en 2003-04 afin de formuler le concept de réingénérie.
Ensuite, le Conseil exécutif lui a donné, la même année, un second contrat de 32 500 $, puis, de février 2004 à février 2005, un troisième contrat pour des honoraires de 150 000 $, plus 40 000 $ en frais de voyage, pour effectuer 1 000 heures de travail, soit 20 heures par semaine, ce dernier contrat étant finalement renouvelé pour 2005-2006 au même tarif annuel de 190 000 $, tout inclus. Grand total sur trois ans: 355 000 $, plus 80 000 de frais de déplacement. À noter que cette forme de partenariat public-privé (PPP) qui consiste à remplacer un salarié à l'emploi du cabinet par une entreprise privée a coûté plus cher au gouvernement puisque M. Guitard a pris le relais d'une personne qui gagnait environ 100 000 $ par année. À noter aussi que son singulier statut permettait à M. Guitard de s'abriter derrière le paravent de son entreprise pour avoir droit à certaines déductions fiscales qui réduisaient d'autant ses impôts. Bref, dans cette PPP, tout le bénéfice allait au privé au détriment du public.
(Prise 3) Devant le tollé que cette situation onéreuse et loufoque soulevait à l'Assemblée nationale, M. Charest a finalement dû modifier le statut de M. Guitard en le rémunérant comme salarié à titre de directeur des communications de son cabinet. («Le statut particulier d'un ancien d'Everest devenu conseiller de Charest», Robert Dutrisac, Le Devoir, 14 avril 2005:; «Jean Charest régularise le statut de son directeur des communications», Jocelyne Richer, Le Devoir, 26 mai 2005)


• Le cas Louis Pichette.
Il fut, à compter de la victoire libérale d'avril 2003, adjoint aux opérations dans le cabinet du premier ministre Jean Charest. Il a été établi devant Gomery que M. Pichette avait reçu, en tant qu'organisateur du Parti libéral du Canada aux élections de novembre 2000, 8 000 $ comptant en provenance de Groupaction. Il a remis sa démission à M. Charest le 21 mai 2005. À cette occasion, M. Charest a déclaré à l'Assemblée nationale qu'il n'avait lui-même aucune information sur les liens possibles entre Groupaction et le PLQ («L'enquête Gomery fait monter la pression», Alec Castonguay et Robert Dutrisac, Le Devoir, 23 mai 2005).


• Le cas Claude Lemieux.
Il est directeur de la députation au cabinet de Jean Charest. Il fut attaché politique du ministre fédéral Alfonso Gagliano de 1997 à 2002. Lors de la campagne électorale fédérale de novembre 2000, il occupait les fonctions de directeur des communications au Parti libéral du Canada (section Québec). Dans son témoignage devant Gomery, Benoît Corbeil, alors directeur général du PLC-Q, a affirmé lui avoir remis 6 000 $ en liquide pour son travail durant la compagne. M. Lemieux a nié cette affirmation. («59 000 $ en argent comptant remis en mains propres à des militants libéraux», Karim Benessaieh, La Presse, 10 mai 2005:; «Qui sont-ils? Qu'ont-ils reçu?», Brian Myles, Le Devoir, 10 mai 2005)


• Le cas Bruno Lortie.
Il est le directeur de cabinet de la ministre québécoise du Tourisme, Nathalie Normandeau. Aux élections de novembre 2000, il était directeur général adjoint du PLC-Q et organisateur des libéraux fédéraux pour la région de Québec. M. Corbeil a aussi affirmé devant Gomery lui avoir remis 15 000 $ comptant pour payer ses travailleurs d'élection. (mêmes sources)


• Le cas Luc Bastien.
Il était, jusqu'au 10 mai 2005, directeur de cabinet du ministre québécois de la Justice, Yvon Marcoux. Juste avant la campagne électorale québécoise de 1998, M. Bastien, libéral de longue date et travailleur «bénévole» aux campagne électorales du Parti libéral du Québec, a reçu, via sa firme Contrefort, un mandat de 10 000 $ de la part de la firme Commando Communications de Bernard Thiboutot, pour élaborer une stratégie de mise en valeur des plaines d'Abraham.
Or, M. Thiboutot a avoué devant Gomery (1) qu'il était le représentant de Gosselin Communication à Québec, (2) que le rôle principal de sa compagnie Commando était de servir de paravent pour payer - à même les fonds versés par Jean Brault, de Groupaction - le personnel électoral pour la campagne des libéraux fédéraux en 2000 et (3) que le mandat de 10 000 $ accordé à Luc Bastien n'avait rien à voir avec les plaines d'Abraham, mais bien plutôt avec la réalisation d'une recherche sur les enjeux régionaux au Québec, laquelle pourrait éventuellement servir à la campagne électorale de Jean Charest en 1998 («Commandites: De l'argent détourné pour la campagne de Charest en 1998», Denis Lessard, La Presse, 10 mai 2005).
Suite à ces révélations, M. Bastien a remis sa démission à M. Marcoux. Aux demandes répétées de l'opposition péquiste qui voulait savoir pourquoi Messsieurs Claude Lemieux et Bruno Lortie ne démissionnaient pas comme l'avaient fait Louis Pichette et Luc Bastien, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier, a répondu: «Quand on parle de Claude Lemieux, quand on parle de Bruno Lortie, on parle d'abord et avant tout de gens qui font un travail exceptionnel et qui, s'ils ont été rétribués, ce dont ils rendront compte éventuellement, ç'a été contre services dûment rendus [sic]» («Une autre démission au gouvernement Charest», Robert Dutrisac, Le Devoir, 11 mai 2005).


• Les cas de Manon Lecours et de France Dionne.
La première est conseillère politique auprès de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, et a été canditate libérale aux élections fédérales de 1997.
La seconde a été nommée déléguée générale du Québec à Boston par le gouvernement Charest et a aussi été candidate libérale aux mêmes élections fédérales.
Or, dans son témoignage devant Gomery, Michel Béliveau, ex-directeur général du PLC-Q, a affirmé avoir remis 120 000 $ comptant (en provenance de Jacques Corriveau, publiciste de Pluri-Design) à Marc-Yvan Côté, ancien ministre libéral sous Bourassa devenu organisateur électoral pour le PLC-Q, à l'occasion de la campagne électorale fédérale de 1997.

M. Côté a admis (1) avoir reçu cet argent, (2) ne pas l'avoir comptabilisé dans ses dépenses électorales et (3) l'avoir distribué, en tranches de 5 000 à 10 000 $ dans 18 circonscriptions de l'Est du Québec («Des enveloppes bourrées d'argent. Marc-Yvan Côté reconnaît son "erreur"», Brian Myles, Le Devoir, 11 mai 2005).
Le 10 mai 2005, l'opposition péquiste a tenté de savoir si une partie de cet argent sale avait servi à financer les campagnes électorales de mesdames Lecours et Dionne. Pour toute réponse, l'opposition s'est fait accuser d' «aller à la pêche» et de «faire de la culpabilité par association» («Chèque ou argent liquide, du pareil au même, dit Benoît Pelletier», Robert Dutrisac, Le Devoir, 12 mai 2005).


• Le «fonds numéro 2» de Julie Boulet.
Mme Boulet est ministre déléguée aux Transports dans le gouvernement de M. Charest. Aux élections fédérales de novembre 2000, elle a été candidate du PLC dans le comté de Champlain. Dans son rapport au Directeur général des élections, elle a déclaré qu'environ la moitié des contributions financières à sa campagne étaient regroupées dans un fonds de 33 734 $, identifié simplement comme «fonds numéro 2».

L'opposition péquiste a voulu savoir si cette mystérieuse contribution aurait pu provenir de l'argent des commandites. Mme Boulet a répondu n'avoir «jamais reçu de montants d'argent illégaux» («L'opposition péquiste talonne Julie Boulet», Jocelyne Richer, Le Devoir, 13 mai 2005, «Charest prend la défense de Julie Boulet», Martin Ouellet, Le Devoir, 14-15 mai 2005).


• La contribution camouflée de Groupaction au PLQ.
Au début d'avril 2005, le patron de Groupaction, Jean Brault, a déclaré sous serment devant le juge Gomery, qu'il avait payé, le l6 novembre 1998, soit durant la première campagne électorale provinciale de M. Charest, une facture de 50 000 $ au Groupe Everest, officiellement pour «honoraires de développement et pour la collaboration à des projets spéciaux».

M. Brault a soutenu qu'en payant cette fausse note pour des services jamais rendus, il savait qu'il faisait, suite à une requête spéciale du responsable du programme des commandites, Chuck Guité, «une contribution politique destinée au Parti libéral du Québec, qui devait être transmise par le Groupe Everest, qui avait une proximité avec le Parti libéral du Québec».

Rappelons ici, tel qu'on l'a vu plus haut, que c'est au sujet de cette contribution détournée que Claude Boulay de Everest avait tenté d'amener M. Brault à se parjurer devant Gomery. Devant cette troublante révélation, M. Charest a affirmé: «Des allégations non fondées sont pour moi des rumeurs», ce même si la facture de Everest et le chèque de Groupaction avaient été mis en preuve devant le juge («Les libéraux de Jean Charest éclaboussés par Jean Brault», Denis Lessard, La Presse, 8 avril 2005).
Le député péquiste Stéphane Bédard a d'ailleurs révélé à l'Assemblée nationale que Everest avait récolté 730 000 $ en contrats du Parti libéral de Jean Charest durant la campagne électorale de 1998 («La loi a clairement été transgressée estime Pierre-F. Côté», Denis Lessard, La Presse, 22 avril 2005).


• Le financement par Giuseppe (Joe) Morselli et Alain Renaud.
Giuseppe (Joe) Morselli est ce proche collaborateur d'Alfonso Gagliano que Benoît Corbeil, ex-directeur général du PLC-Q, avait présenté à son successeur Daniel Dezainde comme le vrai boss du Parti libéral du Canada. Celui-ci redoutait cependant ses excès colériques au point de demander la protection de la GRC («Joe Morselli, le vrai patron des libéraux fédéraux.
L'ami de Gagliano n'hésitait pas à recourir aux menaces pour imposer son autorité», Brian Myles, Le Devoir, 12 mai 2005). Morselli exigeait de Jean Brault de l'argent, parfois en liquide, pour le PLC et demandait que des employés politiques soient payés par Groupaction.
Ce joyeux personnage a aussi joué un rôle important dans le financement du PLQ durant la campagne électorale de 1998. Selon La Presse, on retrouve son nom dans l'agenda interne de la campagne de M. Charest à l'époque:; il avait notamment été responsable d'un lunch-bénéfice qui a procuré 60 000 $ au PLQ le 26 octobre 1998 et faisait officiellement partie, avec Alain Renaud, du comité de financement du parti de M. Charest («Les libéraux de Jean Charest éclaboussés par Jean Brault», cité plus haut). Alain Renaud a été président de ce comité de financement de 1996 à 1999. Il a aussi été, à peu près au même moment, employé par Groupaction en tant qu' «ouvreur de porte» auprès du gouvernement de M. Chrétien et collecteur de fonds pour diverses activités du PLC-Q. À ce titre, il a reçu de Groupaction, entre 1996 et 2000, des honoraires de 1.1 million $ et s'est fait rembourser des dépenses à la hauteur de 240 000 $ («1,1 million à un lobbyiste libéral pour du "démarchage"», Karim Benessaieh, La Presse, 8 avril 2005).


• L'enquête sur Robert Charest.
Ce frère de Jean Charest a été embauché en 1996 par la Société immobilière du Canada (SIC), un organisme qui gère les terrains du fédéral et relève du ministre des Travaux publics, c'est-à-dire de Alfonso Gagliano au moment où se déroule notre édifiante histoire. Le contrat de la firme Gestpro, appartenant à M. Charest, devait se terminer en avril-mai 1998. Dans une lettre manuscrite envoyée le 22 octobre 1998 à son supérieur hiérarchique, Michel Couillard, vice-président de la SIC, se plaint des pressions inacceptables exercées sur lui par le ministre Gagliano et son chef de cabinet, Jean-Marc Bard, organisateur de longue date des libéraux provinciaux, ami de Jean Pelletier (chef de cabinet de Jean Chrétien) et de Claude Boulay (Everest), pour que le contrat de Robert Charest soit prolongé, «étant donné que son frère passait désormais sur la scène provinciale et que les libéraux fédéraux voulaient l'aider». De fait, le contrat a été prolongé jusqu'en septembre 1998. Une enquête interne menée après coup par la SIC «a démontré que M. Charest n'a vendu que deux terrains et qu'il a touché 6 000 $ en commissions, 159 000 $ en honoraires et 22 236 $ pour ses dépenses. Selon les vérificateurs, M. Charest a été rémunéré pour des services non rendus et a obtenu des remboursements pour des dépenses non reliées aux affaires de la SIC» («La GRC enquête sur Robert Charest», Le Devoir, 20 février 2002). En juin 2003 cependant, soit deux mois après la victoire de Jean Charest au Québec, la GRC a fermé le dossier Robert Charest, sans fournir aucune espèce d'explications. Honni soit qui mal y pense!


• L'affaire Frigon.
Cette affaire, à la fois hautement rocambolesque et profondément significative, nécessiterait un chapitre à elle toute seule. Tentons de la résumer en quelques tableaux.

Tableau 1.
Le Devoir des 23 et 24 mars 2002 révèle en première page (1) que le Parti libéral du Québec s'est associé à Groupaction pour mandater une firme de détectives privés afin d'enquêter sur Gaétan Frigon, démissionnaire récent de son poste de président-directeur général de la Société des alcools du Québec:; (2) qu'une première réunion a eu lieu en octobre 2001 entre Pierre Bibeau, organisateur en chef du PLQ, Jean Brault, président de Groupaction et un détective privé: (3) que M. Bibeau reconnaît avoir accepté l'invitation de M. Brault parce que celui-ci souhaitait «établir le pont avec le parti»:; (4) que cette rencontre a porté sur la SAQ et son président de l'époque:; (5) qu'une seconde rencontre s'est tenue le 14 décembre 2001 dans les bureaux de la firme de détectives privés où M. Bibeau était accompagné, cette fois, par le chef de cabinet de Jean Charest (alors chef de l'opposition à l'Assemblée nationale), Ronald Poupart:; (6) que les deux piliers du PLQ sont repartis avec un rapport préliminaire de 20 pages:; (7) que M. Poupart a reconnu avoir lu ce rapport qu'il ne considérait «pas très bon» et qu'en conséquence, «on ne s'en était pas servi en Chambre»:; (8) que ce rapport, fondé en partie sur des filatures de la voiture de M. Frigon, était truffé de sous-entendus et soulevait des doutes sur sa probité:; (9) que ces derniers temps, le député libéral Jacques Chagnon avait posé des questions en Chambre concernant un terrain devant servir au futur siège social de la SAQ («Le PLQ et Groupaction traquent Frigon», Kathleen Lévesque, Le Devoir, 23-24 mars 2002).


Tableau 2.
Le lendemain, M. Charest a déclaré:
le Parti libéral du Québec n'a jamais commandé, mandaté ou payé à qui que ce soit [sic] pour aucun rapport sur M. Frigon. On n'a jamais rien eu à voir avec ça. Ce rapport est allé nulle part parce que les gens à qui il a été remis ne trouvaient pas ça véridique... [c'est] une tempête dans un verre d'eau... C'est des histoires rocambolesques. Il y a quelqu'un qui disait avoir des informations et qui a transmis ça à quelqu'un de chez nous, qui ne les a pas trouvées crédibles.» («Charest nie avoir mandaté un détective», Mario Cloutier, Le Devoir, 25 mars 2002).


Tableau 3.
 La journaliste Lévesque révèle (1) que le chef de cabinet de Jean Charest, Ronald Poupart, a lui-même donné des instructions au détective privé pour qu'il enquête sur Gaétan Frigon, (2) que le PLQ s'est servi au moins une fois du rapport préliminaire pour aiguiller les recherches journalistiques, (3) que l'avocat de M. Frigon étudie la possibilité d'intenter des poursuites et déclare: «Dans les mœurs politiques du Québec, ça m'apparaît comme une première. Ça donne un choc!» («Poupart a donné des instructions au détective», Le Devoir, 26 mars 2002).


Tableau 4. On a ensuite appris (1) que Frigon intentait une poursuite pour un million de dollars en dommages moraux et exemplaires contre les responsables de l'enquête, (2) que son avocat, Pierre Fournier, a répondu, un peu embêté, aux journalistes qui voulaient savoir pourquoi le Parti libéral n'était pas visé par ces démarches légales même si M. Charest avait reconnu que son parti détenait le rapport du détective: «Belle question!... J'ai pris pour acquis que c'était Groupaction qui avait le rapport. J'ai pris pour acquis que nous n'avions pas la preuve que le Parti libéral détenait le rapport», (3) que le critique libéral en matière de justice, Jacques Dupuis, avait demandé au gouvernement péquiste d'ordonner une enquête indépendante sur les agissements de son propre parti dans cette embauche de détective privé («Frigon exigera un million», Robert Dutrisac et Kathleen Lévesque, Le Devoir, 27 mars 2002).

Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette affriolante histoire s'est terminée en queue de poisson: pour des raisons qui échappent à toute logique apparente, le gouvernement péquiste n'a pas institué l'enquête réclamée par les libéraux et on n'a plus jamais entendu parler de la poursuite de Frigon.

Toutefois, savoir que l'avocat chargé de cette poursuite, Me Pierre Fournier, a éventuellement défendu aussi les intérêts de Alfonso Gagliano devant la commission Gomery, aide peut-être à comprendre à la fois pourquoi la poursuite de Frigon ne mettait pas en cause le Parti libéral du Québec et pourquoi cette poursuite n'a jamais été mené à terme.

Il n'en reste pas moins que cette affaire Frigon aura servi à illustrer un aspect fondamental du scandale des commandites, à savoir que l'argent sale produit par les commandites aura servi non seulement à engraisser les publicitaires libéraux, les travailleurs d'élection libéraux et les deux partis libéraux, mais aussi à éponger les frais des services clandestins, du genre espionnage par des détectives, que l'on se rend entre membres de la très fédéraliste «famille» libérale. Ces petits services maffieux, comme chacun le sait, ont tendance à s'avérer plutôt onéreux!


On veut bien croire, comme l'a affirmé le ministre Benoît Pelletier à l'Assemblée nationale en avril dernier, que les commandites, c'est «une opération fédérale [menée par des] acteurs fédéraux», mais il nous semble qu'en cette matière comme dans tant d'autres, les compétences fédérales empiètent cavalièrement sur les compétences provinciales.


On veut bien croire que M. Charest n'est personnellement informé d'aucun lien entre Groupaction et le Parti libéral du Québec, mais cela mettrait définitivement à mal notre entendement de ce qu'on appelle habituellement la vérité.


On veut bien croire, avec M. Charest, que ce qu'il ne faut pas oublier dans cette affaire des commandites, outre les «tentatives de salissage» auxquelles s'adonnent les péquistes à l'Assemblée nationale, c'est que «99.99 % des gens qui font de la politique le font de façon honnête». Si nous donnions foi à cette joviale croyance de M. Charest, nous serions fortement tentés de croire aussi, compte tenu de ce que nous venons d'établir sur les pratiques commanditées du parti libéral cadet, que 99,99 % du 00,01 % des politiciens malhonnêtes sont des libéraux...


À la prochaine »



mercredi 4 novembre 2009

Mon nom de jeune fille

Bien vouloir prendre note que je divorce d'AntiPollution pour reprendre mon "nom de jeune fille". :-)
Bien à vous,
Astidastineux
jesopinions.blogspot.com

mardi 3 novembre 2009

Brèves du 3 novembre 2009

Élections municipales

Dommage, la démocratie fonctionne au ralenti. Nous l’avons vue dimanche. Faible taux de participation comme dans les commissions scolaires. Devrait-on réclamer l’abolition des municipalités et les Hôtels de Ville comme l’ont suggérés les adéquistes pour les commissions scolaires et confier le tout au Ministère des Affaires municipales ?
Les sondages en cause ?
 -"De toute façon, se disent les habitants, Untel va gagner, pourquoi se déranger pour aller voter" ?
Solution : interdire les sondages un mois avant toutes élections. L’interdiction d’appuyer un candidat, un parti, trente jours avant toutes élections serait applicable aussi aux faiseurs d’opinions comme les Pratte, Dubuc, Samson, Robitaille, Gagnon, et autres scribouilleurs.

L’argent et le manque de visibilité sont d’autres causes.

D’autres solutions sont ici

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DGE-Q
Maître Blanchet sur son arbre perché semble laisser les dons des compagnies revenir le hanter.

Les discussions vaines de ce genre, il faut dire non. Qui lui demande cela sinon les fédéralistes qui cherchent d’autres moyens de nuire aux souverainistes ? Car, ils le savent, et nous savons, les compagnies et la Haute-Finance ont été de tout temps plutôt favorables aux libéraux et autres partis fédés plus ou moins vendus ou aliénés.

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Vaccination massive et panique
On dirait que nos ministres de la santé ont été influencés par les campagnes massives de vaccination qui se sont données en Afrique comme celles contre la polio en 2005  là où de longues files attendaient pour se faire vacciner. Mais le climat au mois de mai en Afrique n’est pas le même qu’aux mois de novembre et décembre au Québec.

De plus, nous sommes mieux organisés avec nos cliniques familiales et ses infirmières disponibles pour vacciner.

Comme vous pouvez le constater, ça coûte cher faire des enfants sans adjuvant au Québec. Aussi, dieu que la panique est facile d’accès chez les jeunes parents. À coucher dehors !