Réplique à Dominique Frappier
La charge de l’orignal épormyable
Louis CHAMPAGNETribune libre de Vigile
mercredi 15 février 2012
J’ai fait bien du chagrin à Dominique Frappier dernièrement. Dans sa chronique (La dictature des mous) il m’invite à déguerpir et à fonder mon propre site si je ne suis pas content. Bernard Frappier avait pourtant expliqué que la Tribune libre le resterait.
Dominique ne serait plus d’accord. Je vais vous décevoir mon cher Dominique, je vais à mon tour vous poser quelques questions.
Si vous avez des dossiers sur Pauline Marois, son mari, son chauffeur, son chef de cabinet, ses enfants, ses cousins, auriez-vous l’obligeance de cesser de le clamer. Sortez-les ou taisez-vous. Nous pourrions en discuter et les apprécier si vous faisiez autre chose que de nous raconter avoir contre elle quelque chose de gros. Tout ce que vous réussissez à faire en ergotant ainsi, c’est nous convaincre que Vigile, au moins vous, étiez du complot contre elle. Je suis peut-être mou, mais il me tarde de voir les lapins sortir de votre chapeau. Si c’est de la même eau que ce que vos comparses ont déjà sorti sur l’île Bizard, je vous comprends de les cacher soigneusement. Et je maintiens que votre complot était au mieux une conjuration d’amateurs.
Vous voulez savoir ce que je pense du rôle du PQ dans l’aréna de Labeaume, de la gouvernance souverainiste, de l’immersion en sixième, du fétichisme référendaire, des Référendum d’Initiative Populaire et de la proportionnelle, que sais-je encore ? Vous n’avez qu’à lire Vigile, vous allez y trouver la plupart de mes positions à ces sujets sans peine. Vous me semblez bien meilleur pour me critiquer que pour me lire.
Je regrette bien sincèrement de ne pas vous avoir plus arrosé quand je me suis mouillé. Mais comme mes textes ne commençaient pas en demandant la démission de Mme Marois, vous ne les avez pas lus. Je ne prends pas position sur tous les dossiers, et je n’ai pas l’intention de le faire, je ne tiens pas de chroniques. Pas plus que je suis responsable de l’état du Québec en général.
D’ailleurs, si vous me lisiez, vous sauriez que j’emploie rarement les termes que vous me reprochez pour décrire la gauche, je les réserve plutôt aux pas fins fins, peu nombreux, qui y logent. Comme j’ai aussi d’autres épithètes pour la droite. On peut être de gauche et idiot, M. Frappier. Comme on peut être de gauche, indépendantiste et appuyer le NDP, le parti le plus centralisateur. Je ne vous demande pas ce que vous en pensez.
Mes textes sont disponibles sur Vigile dans la rubrique « Auteurs » sous la lettre C.
Je ne vous demande pas de justifier votre vie, pas plus que je n’ai à vous justifier la mienne. Mais je vais vous demander un service. Vous avez le droit de délirer sur Mme Marois, sur le PQ, sur moi, sur qui vous voudrez, et ce jusqu’à la fin des temps. Bien mieux, vous pouvez faire tout ça sans lire plus d’un de mes textes. Mais pourriez-vous au moins écrire clairement la politique de publication de Vigile.
Mes textes ont été censurés, je ne m’en suis pas plaint quand le webmestre l’a indiqué clairement. Je sais pourquoi il l’a fait, il ne voulait pas de débat sur un éminent vigilien. Mon article n’avait rien d’offensant, il rappelait un épisode peu glorieux du vigilien en question, et le webmestre avait clairement indiqué où il avait coupé. Mais il a fait bien pire. Il a retiré l’un de mes textes dans le cours d’une dispute entre RBG, Pierre Cloutier et moi-même quand Cloutier a associé notre nom à celui de Goebbels. RBG avait demandé que cette référence injustifiée et malhonnête soit enlevée.
En fait, le webmestre a retiré nos trois textes en commentaires. Il a clairement indiqué avoir retiré les textes de RBG et celui de Cloutier, il s’est excusé auprès de Cloutier, Dieu sait pourquoi, et il a aussi retiré mon texte, mais sans aucune mention de ce retrait, et il a avoué avoir perdu le contrôle !
A priori, je suis contre la censure, mais je n’ai pas de problème avec le fait de ne pas publier ou de couper un texte s’il viole les règles du site. Mais quand vous faites de la censure comme vous me l’avez fait, souffrez au moins que je le signale. Si vous n’êtes pas content de ma prose, qu’elle vous heurte au point de vous lancer dans le genre d’imprécations auxquelles vous vous livrez, que je mérite l’exclusion du site, écrivez clairement votre politique de publication, je m’y conformerai. Mais si vous dites que la Tribune libre est un lieu d’échange d’idées ouvert, alors agissez en conséquence. Je ne demande que la cohérence.
Vous m’affirmez avoir rencontré sur la rue des jeunes de seize ans qui ignoraient qui était Adolf Hitler, comme si j’en étais responsable, moi ou Pauline Marois. Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez à personne.
Je connais quelqu’un de majeur sur Vigile qui ne le connaît pas plus qu’eux et qui a laissé passer des articles utilisant la principale source antisémite d’Hitler. Je l’ai dénoncé, je crois que ça fait partie des obligations d’un lecteur attentif. Et j’ai ensuite défendu le site contre ceux qui le taxaient d’antisémitisme, deux ou trois textes d’un auteur ne font pas un site. Je n’ai pas de leçon à recevoir de vous à ce chapitre. Une politique claire de publication aurait évité ces dérives. Je suis désolé, mais j’appelle un chat un chat !
Vous ne croyez pas que le coup contre Duceppe vienne du NPD ? Tout pointe dans cette direction pourtant. Le premier à commenter la nouvelle fut J. Comartin, député néodémocrate, la nouvelle venait de journalistes de La Presse à Ottawa, le commentaire de Rhéal Mathieu à mon texte en donne d’autres preuves. Un pur et dur comme vous ne va sans doute pas croire qu’un parti de gauche pourrait faire ça. Vous pouvez continuer à nier l’évidence, drapé dans le drapeau de la gauche patriote d’on ne sait plus quel pays. C’est sans doute la nouvelle pureté. Je nous croyais pourtant débarrassé de ce fléau moralisateur.
Ça ne vous arrange pas que Mme Marois se faufile entre ses adversaires ? Vous refusez la dure loi de la politique. Après avoir mis tous vos œufs dans le panier de sa défaite, vous avez peur que votre panier finisse en omelette ? Allons, calmez-vous un peu. Vous n’avez nul besoin d’être hystériquement anti-Marois pour la critiquer, mais à force de l’être, de nier cette évidence, vous amochez votre crédibilité.
Vous avez bien entendu le droit de continuer à m’injurier tant que vous voudrez, mais pour maintenir votre crédibilité au-dessus du degré zéro, je vous le redemande, auriez-vous l’obligeance de me relire. Pas pour moi M. Frappier, pour vous et la crédibilité de votre site. C’est dans votre intérêt que je vous parle, si vous êtes capable de savoir où il se situe.
Je n’aime pas beaucoup parler de mes expériences passées, mais permettez-moi une exception. Comme président du syndicat des ingénieurs d’Hydro-Québec, j’ai négocié quelques conventions collectives dans ma vie. Et je peux vous affirmer que le pire négociateur est celui qui ne comprend pas son propre intérêt. Continuez à faire tout ce que vous pouvez pour détruire la crédibilité de Vigile, il y aura toujours des gens comme moi auxquels faire porter le chapeau.
Et pour conclure mon cher Dominique, si vous ne savez pas de quoi ou de qui vous parlez, cherchez, cherchez encore. Vous pourriez sans doute trouver un sujet où vos connaissances seront plus à jour. Si vous ne prenez pas le temps de me lire, limitez vos critiques au texte sous vos yeux. Il y avait là amplement matière à discussion.
Mais si vous décidez de vous lancer toute voile dehors contre moi, lisez-moi avant. Et si vous n’y trouvez pas matière à critique, évitez d’en inventer. Vous pouvez aussi sauter une semaine, vous feriez moins de tort à Vigile. Je ne veux surtout pas vous censurer M. Frappier, vous avez même le droit de m’inventer le personnage que vous souhaitez pour le mieux critiquer. Mais ne venez pas vous lamenter si votre crédibilité en sort amochée, les lecteurs de Vigile ont droit à autre chose qu’à du roman !
Et les lecteurs de Vigile ont le droit d’avoir accès aux répliques de la part des auteurs qui sont attaqués. Ce devrait être la première règle de fonctionnement d’une Tribune qui se dit libre mais qui l’est de moins en moins parce qu’elle continue à être une machine de propagande contre la personne de Pauline Marois.
Soit dit en passant, comme charge à fond de train contre Pauline Marois, votre long texte figurera dans une future anthologie. Ce sera là sa seule utilité.
Sans rancune
Louis Champagne
BON BLOGUE BAD BLOG
Pour LE JOUR où nous serons maîtres chez-nous. En hommage aux 3 fondateurs du Journal LE JOUR dont la première parution fut en février 1974: Jacques Parizeau, Yves Michaud et René Levesque
jeudi 16 février 2012
Dom Frappier
lundi 13 février 2012
Vigile et la tentative de déstabilisation de Mme Marois
Vigile a-t-il joué un rôle dans la tentative de déstabilisation de Marois ?Robert BARBERIS-GERVAISTribune libre de Vigile
vendredi 10 février 2012 609 visites 24 messages
Vigile a-t-il joué un rôle dans la tentative de déstabilisation de Pauline Marois ?
Dans un texte intitulé : "chronique d’un putsch raté" (Tribune libre, Vigile, 9 février 2012), j’ai commencé une tentative de description de ce qui s’est passé autour de Gilles Duceppe dont certains auraient voulu qu’il remplace Pauline Marois à la tête du Parti québécois. Le moment est venu de poser une question : Vigile a-t-il joué un rôle dans la tentative de déstabilisation de Pauline Marois ?
Si le mot putsch vous semble excessif, remplacez-le par acharnement critique en vue de pousser des militants à vouloir se débarrasser de Pauline Marois comme chef du Parti québécois. Que la question déplaise ou non à la direction de Vigile, elle se pose quand même. Est-ce que Vigile a tenté de jouer un rôle dans la tentative de déstabilisation de la députée de Charlevoix ? A moins d’habiter sur la planète Mars, tous les Québécois savent qu’une telle tentative a eu lieu et que Gilles Duceppe et Bernard Landry y ont participé.
D’abord quelques définitions adressées à ceux qui contestent l’utilisation du mot "putsch".
putsch : soulèvement, coup de main d’un groupe en vue de prendre le pouvoir ; il peut y avoir de la violence armée mais ce n’est pas nécessaire. Il y a bien des façons d’essayer de prendre le pouvoir dans une organisation, un parti ou un Etat ; et de tenter de remplacer la personne qui a été choisie démocratiquement ;
putschistes : ceux qui participent à un putsch ou sont les partisans d’un putsch afin de prendre le pouvoir à l’encontre de la démocratie ;
Pauline Marois : femme politique, chef du Parti québécois qui détient le pouvoir dans son parti ; elle a obtenu un vote de confiance de 93.3% au dernier congrès de son parti ;
Gilles Duceppe : homme politique qui a démissionné comme chef du Bloc québécois après la défaite cuisante des élections du 2 mai 2011 ; était en réserve de la République.
Bernard Landry : ex-premier ministre qui a annoncé qu’il publierait une lettre sur le leadership au Parti québécois. Bernard Landry est l’ennemi de Pauline Marois qu’il accuse d’avoir torpillé son leadership alors qu’il était le chef du Parti québécois. Il s’agit d’une de ces luttes intestines qui existent souvent dans les partis politiques et qui sont détestables. Regardez par exemple l’attitude de rejet total de Pierre Paradis par Jean Charest.
Marc Laviolette et Pierre Dubuc : militants qui ont réclamé ouvertement le départ de Pauline Marois et son remplacement par Gilles Duceppe
Parlons de Vigile. Vigile est un site web indépendantiste. Il respecte la diversité des opinions. Au milieu du mois de juillet 2011, l’Éditeur de Vigile Bernard Frappier a pris position avec une vigueur exceptionnelle contre Pauline Marois et contre le Parti québécois. C’est le texte qui commence par : "Pauline Marois m’ennuie" et qui finit par : "Il ne semble plus y avoir d’autre issue que celle de fonder un nouveau parti politique indépendantiste." Conclusion de Bernard Frappier : "l’alternance semble bloquée, tellement le PQ-Marois apparaît comme un repoussoir pour une majorité d’électeurs".
Nous nous demandions comment, en pratique, le webmestre ferait une distinction entre son opinion de citoyen anti-Marois et sa fonction d’Editeur de Vigile. Est-ce que Vigile allait servir d’instrument pour faire valoir sa prise de position au détriment de la position contraire ? Objectivement, on peut dire que les pro-Marois ont pu s’exprimer et qu’une certaine diversité des opinions a été respectée. Mais on doit dire aussi que par la quantité et par la place occupée ainsi que par les commentaires en gris quasi-éditoriaux sur la page Actualité, la position anti-Marois a été privilégiée par la publication de textes nombreux et bien placés de Pierre Cloutier et Richard Le Hir.
Il est difficile d’évaluer l’influence réelle de ces textes probablement lus par de nombreux militants indépendantistes dont un certain nombre participeraient au conseil national. Difficile d’évaluer aussi l’influence des textes qui leur ont répondu. Qui a gagné le débat entre les bizard-reries de Richard Le Hir et "Vigile dans la fosse…à purin" de votre serviteur ? Ce n’est pas la question qui est traitée ici. Le sujet c’est de se demander si Vigile a été l’un des acteurs du putsch.
Or, pendant des semaines depuis juillet 2011, le factotum de Bernard Landry, Pierre Cloutier, sur Vigile, a tenté de miner le leadership de Pauline Marois en attaquant de manière répétitive et acharnée le concept de gouvernance souverainiste et dans ses textes principaux et dans ses commentaires publiés instantanément qui, souvent, plombaient les débats. Pauline Marois, selon Cloutier (qui vient de publier un livre où il continue d’attaquer Marois), ne passe pas le test de la pureté indépendantiste.
Puis, en vue du Conseil national de la fin de janvier 2011 et en vue d’un vote de non-confiance à l’égard de la chef, Vigile a attaqué Pauline Marois à travers son mari Claude Blanchet et à travers sa richesse rendue visible par sa maison à 7 millions de l’île Bizard. Richard Le Hir et Vigile ont reçu une mise en demeure de Claude Blanchet par le bureau d’avocats Heenan Blaikie et les deux textes de Richard Le Hir ont été retirés.
Comme exemples de textes qu’un Editeur objectif et neutre n’aurait pas publié, citons l’article mesquin de Pierre Cloutier avec photos du château de l’Ile Bizard
Les trésors de l’Île "Bizarre"
La petite histoire de La Closerie, du couple Marois-Blanchet
Tribune libre de Vigile 19 janvier 2012
où il soutient cette thèse extraordinaire : une femme qui a habité une telle demeure ne peut pas défendre les intérêts du peuple québécois et de sa classe moyenne. Ce qui ne lui mériterait certes pas un doctorat en science politique.
Et citons aussi l’article où Richard renchérit :
Le PQ à l’agonie
Nous sommes unis, la joie brille dans nos yeux...
Une farce au caractère tragique ou une tragédie à l’allure de farce ?
Tribune libre de Vigile 28 janvier 2012
qui contient des illustrations comme la caricature de Serge Chapleau avec Marois les deux pieds dans le ciment. Deux articles indignes d’une société de droit où tous les citoyens ont un droit égal au respect.
Si on fait le bilan de toutes leurs interventions anti-Marois, nous pouvons conclure que de toute évidence ces deux auteurs-vedettes de Vigile qui publient en Tribune libre ont fait partie de la tentative ratée de putsch. Ceci dit objectivement et sans aucune polémique. Simplement pour établir des faits.
A eux de tirer les conséquences de leur échec. Avec Duceppe et Landry, Cloutier et Le Hir auraient été dans les arcanes du pouvoir. Maintenant, ils peuvent ronger leur frein. Vont-ils continuer dans la même voie ? Il semble que oui si on lit Cloutier ce militant mal-aimé qui se lance dans la poésie didactique et qui a bien besoin qu’on fasse son éloge.
Et est-ce que Vigile va reviser sa position sur Pauline Marois et le Parti québécois si on tient compte de la nouvelle conjoncture politique qui résulte des événements récents ? Et comment va fonctionner pratiquement Vigile dans sa Tribune libre ? Va-t-il privilégier la diversité des opinions ; les pro-Marois seront-ils les bienvenus et dans leurs textes et dans leurs commentaires ?
J’aimerais qu’on nous le dise clairement en toute transparence. J’aimerais que Bernard Frappier me dise clairement s’il ne préférerait pas que je laisse toute la place à ceux qui pensent comme lui.
Pour qu’on puisse décider s’il vaut la peine que nous continuions à financer Vigile ; pour que nous cessions de nous demander si le temps ne serait pas venu de faire comme les femmes brutalement rejetées qui ont quitté dignement Vigile.
robert barberis-gervais, vieux-longueuil, 10 février 2012
vendredi 27 janvier 2012
Vigile a encore des amis mais ils se font de plus en plus rare
Lettre à mon vieil ami Vigile
Lettre à mon vieil ami Vigile
Salut,
Ça fait un moment qu’on se connaît toi et moi, presque 10 ans déjà... non mais ça passe-tu vite, hein Vigile ?
Tu te souviens, septembre 2003 ? Dans la colonne des chroniques, le premier en haut était Robert Laplante comme il se doit ; chanceux, j’étais le chroniqueur du mardi, juste en dessous et après moi, « le crapeau scanneur » avec son drôle d’avatar. Ensuite, Bruno Dehaies le jeudi, le sympathique Sylvain Deschênes le vendredi, suivi du tenace José Fontaine. Il y en avait un autre aussi le dimanche, tout en bas, dont je ne me souviens pas du nom.
Dix ans... On a beaucoup partagé ensemble : opinions, idées, parfois même amitiés. Je t’aimais bien tu sais Vigile, ouais... je t’aimais bien, jusqu’à ce que tu décides de détruire le Parti Québécois, jusqu’à ce que tu « lâches les chiens » comme on dit, dans une drôle de chasse à courre. Mais tu as fait pire : tu as incité à la lapidation publique de Pauline Marois. Parce que c’est bien de lapidation dont il s’agit.
Et tu le sais aussi bien que moi Vigile, une fois lâchée lousse, c’est la meute, la horde sauvage si tu veux. Ça sniffe la mort de loin une meute tu sais, ç’a soif du sang de l’autre, en l’occurrence, tous ceux qui ne font pas partie, qui ne suivent pas le mot d’ordre, et ça ne s’arrête qu’une fois le massacre achevé. Après, ça tournaille encore longtemps dans le charnier en se pourléchant les babines, voir si, des fois, il ne resterait pas quelques bons morceaux miam miam...
Tu veux donc détruire le PQ, et sa chef actuelle. Bien, c’est ton choix. Mais ce faisant, tu as tout gâché Vigile. Tout ! allant même jusqu’à détruire ta propre crédibilité. Parce que d’en être rendu à laisser Le Hir et Cloutier descendre dans la soue à cochons de « l’ïle Bizar », pour en revenir avec une pelletée de vieille merde séchée, que tu t’es d’ailleurs empressé de beurrer épais sur ta page Actualité encore et encore, et rebelote la semaine suivante, mets-en c’est pas de l’onguent... faut l’ faire et tu l’as fait ! Et crois-moi Vigile, Gesca ferait pas mieux.
Je ne voudrais pas être méchant Vigile, et pourtant, elle était durcie massif cette vieille merde, non ? À croire qu"il t’a fallu la passer au micro-onde pour pourvoir la répandre aussi allègrement ; elle avait d’ailleurs été étalée il y a un bon moment dans les gazettes à Gesca, trop heureux lui aussi de salir le chum à Pauline. Drôle quand même que tu tentes de souiller les mêmes personnes que les putes à ti-Paulo de la rue St-Jacques ; désolé de devoir te le dire, mais si tu continues ainsi, ça sentira pas la rose chez toi non plus dans pas long.
Dois-je te rappeler cher Vigile que ce n’est pas le Parti Québécois qui a voté par deux fois contre son indépendance politique, mais bien la majorité du peuple québécois (je sais oui, avec les Anglais, les Juifs, les Italiens, les Grecs... ), et que malgré la timidité d’un René Lévesque, si on avait voté OUI en ’80, nous nous serions beaucoup rapproché du but ; et si nous avions voté encore OUI en ’95, nous serions libres et indépendants depuis plus de quinze ans. On ne serait donc pas là aujourd’hui, à s’engueuler comme des cons sur la façon d’y arriver. Et crois-moi Vigile, Parizeau aurait foncé droit devant sans s’enfarger dans les fleurs de tapis, ni s’auto-pelure-de-bananiser dans son « grand jeu ». Il y a à peu près juste Le Hir qui pense le contraire et on sait pourquoi.
Aujourd’hui la question est : Est-ce qu’il reste un peuple québécois ? Et ne te trompe surtout pas Vigile, je ne méprise pas le peuple auquel j’appartiens, mais ce qu’il peut me mettre en beau st-ci des fois, tu peux même pas imaginer. C’est à croire que mes frères mes semblables sont tous partis magasiner en même temps à Plattsburgh. Mais ce qui me met encore plus en colère, c’est de te voir toi, Vigile, à un moment crucial de notre Histoire, prendre le risque de détruire le seul parti qui peut encore prendre le pouvoir et stopper l’hémorragie, alors qu’il y a URGENCE NATIONALE ! Et ça tu vois Vigile, c’est de l’inconscience, ou alors du pur sabotage.
Comme tu le sais, au cours des années, j’ai écrit mon lot de critiques envers ce parti, critiques parfois même très virulentes. Mais ce n’est surtout pas le moment Vigile, surtout pas le moment, surtout pas... ; c’est le temps de se regrouper, le temps de mettre de côté nos égos, nos différends, nos vieilles rancunes, nos frustrations, nos déceptions ; le moment surtout de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un affrontement gauche-droite, on règlera ce petit problème après. On peut pas faire deux révolutions en même temps.
Quand on veut se construire une maison, faut d’abord s’assurer que le terrain nous appartient. Et si, par malheur, les indépendantistes s’avèrent incapables d’un quelconque regroupement d’urgence avant la prochaine élection, je te laisse imaginer ce qu’il resterait de nos espoirs après un autre dix ans de ce... vide collectif. Déjà que depuis un long moment, chacun sait que ça pige à deux mains dans l’assiette au beurre de l’État. À ce rythme, restera pas grand chose de nous dans 10 ans ? Et nos petits ?
J’ai l’impression que tu en es rendu au point de détruire parce que tu ne peux plus t’arrêter Vigile, ou alors que pour avoir raison à tout prix, avec cette frénésie qui s’empare parfois du démolisseur lorsqu’il rencontre un obstacle majeur : m’en va t’avoir mon hos... ! Eh bien tu te trompes Vigile ! a partira pas. Que c’est que tu veux que je te dise, est comme ça la Madame (elle mérite une majuscule maintenant), c’est une tenace Super Plus, une Joe Beef de la politique, un mur ; et moi qui n’ai jamais vraiment été l’un de ses fans, je dois confesser que lorsqu’elle a affirmé haut et fort : « Cela va s’arrêter à moi »... elle m’a eu d’aplomb la Madame ! comme si après avoir avoir longtemps cherché un leader, on en avait peut-être un excellent dans notre équipe, et on le savait même pas ! Je te dirais même que cette petite phrase pourrait s’avérer le tournant de toute cette... comment dire, sagouille ?
Tu n’arriveras pas à détruire le PQ Vigile, pas plus que tu ne vas sortir Pauline de là. Alors maintenant, tu as le choix : soit tu stoppes le derby de démolition vite fait, soit tu vas jusqu’au bout, auquel cas, par ton acharnement et ta hargne, tu te rangerais dans le camp ennemi bien malgré toi. Dès lors, tu nuirais beaucoup plus que tu n’aiderais, et ce serait fort dommage, cher Vigile, toi qui a bûché si fort et depuis si longtemps.
Ceux qui veulent une alliance avec QS rêvent en couleur ; cela ne se fera pas, du moins pas maintenant, à moins d’un miracle. Mais il faudrait absolument que le plus possible de votes souverainistes aillent dans la même direction, et comme seul le PQ peut encore canaliser ce vote, il faut tenter par tous les moyens de convaincre le plus grand nombre possible d’ indépendantistes à mettre leurs oeufs dans la même boîte à scrutin.
Dans le contexte actuel, il faudrait presque se dire que ce qui est bon pour le PQ est bon pour le Québec. C’est gros je sais, et j’entends d’ici sursauter Cloutier, Le Hir, Mère Teresa et quelques gauchistes gauchisants de gauche ; quant à mon député Amir, désolé de devoir lui dire que je ne voterai pas pour lui la prochaine fois, l’enjeu est trop important, mais quand même l’assurer qu’il pourra revenir chanter avec nous dans nos Fêtes de Voisins, si le coeur lui en dit. On a tous le coeur à gauche par ici.
Plus sérieusement, je crois que la prochaine élection est un moment charnière de notre Histoire, et que dépassé celle-là, on va continuer à vivre ou petit-mourir, continuer d’espérer ou prendre un billet aller pour Vegas-en-Louisiane. Je sais bien que l’avenir dure longtemps, mais je sais aussi que l’espoir n’est pas éternel. Il doit bien y avoir une limite au désir quelque part, et une triste fin aux rêves qui n’en finissent plus de ne pas se réaliser.
Depuis plus de quinze ans, nous sommes telle une armée en campagne repliée sur la rive gauche du fleuve, et qui n’attend que ce foutu signal qui ne vient jamais ; alors, forcément on s’engueule, on se bat entre nous et à la fin, on s’étrangle à qui mieux mieux. Et sur l’autre berge, il y a le pays réel, le pays quotidien, avec cette génération X de « L’acceptation globale », la Y derrière, qu’on sait pas trop encore, les boomers qui commencent à se branler le oui, et ce foutu Anglais qui parle de plus en plus fort...
De toutes façons, y parlent toujours plus fort que les autres ces câlisses-là ! La colère, la frustration... alors on s’étrangle à qui mieux mieux, pour se sentir vivant peut-être, c’en est même devenu un sport national, une distraction pour ainsi dire, un trompe-l’ennui, un jeu : le jeu de celui qui pisse le plus loin qui gagne.
Quand même, t’aurais pas dû attiser toute cette pagaille Vigile ! Tu devrais plutôt te sortir la tête des écrans, écouter la musique de la rue, te tremper le coeur dans le tourbillon quotidien. Tu sais, les gens dehors, dans les bistros, les cafés, à l’épicerie, dans le métro, z’en ont rien à foutre de Pierre Cloutier ! de moi-toi non plus d’ailleurs... S’il est une chose qu’il faut bien se rentrer dans la caboche Vigile, mais pas demain — MAINTENANT — de suite, c’est bien celle-ci :
DIVISÉS ON EST MORTS, VIGILE — MORTS ET ENTERRÉS !
Pauline Marois sera d’autant plus encline à aller au bout et à donner le signal aux troupes que celles-ci seront unies, d’autant plus forte que le peuple québécois sera déterminé, et d’autant plus inspirante que le débat s’élèvera au-delà des brumes de la politique-magouille. Étonnant tout l’espace qu’il reste au-dessus... vraiment Vigile, faut aller voir.
Je n’ai jamais compris l’importance que tu sembles accorder aux programme politiques, qui ne sont au fond que des trompe-l’oeil, au mieux des feuilles de route. Ce n’est pas ce qui est écrit noir sur blanc-juré-craché-promis-croix-de-bois-croix-de-fer qui importe, mais le résultat final, soit la réalisation de notre liberté politique, peu importe le chemin qu’on prend et le prix à payer.
Trudeau n’a jamais dit ou écrit dans son livre rouge qu’il était même prêt à trahir le Québec pour rapatrier Sa constitution ; d’ailleurs il ne le savait probablement pas lui-même avant de monter l’escalier de la reine. C’est en cours de chemin que ces décisions se prennent, ou plutôt s’imposent d’elles-mêmes souvent, parfois en se pilant sur le coeur. Et tu vois Vigile, c’est lui qui a gagné — ce salaud !
À te voir chipoter sur la stratégie, la date et l’heure de la bataille, c’est quand qu’on va où ? mardi matin à quelle heure ? Je me demande des fois si tu es sérieux, si tu veux vraiment gagner ou juste avoir raison pour avoir raison. On dirait la ligue du vieux poêle des fois, bla-bla-bla... Moi je dis que lorsqu’il faut traverser la rivière mon ami Vigile, il faut commencer par se rendre au pont ; pis si y’a pas de pont, on traverse en chaloupe, pis si y’a pas de chaloupe on y va à’ nage tabar... nouche !
C’est le peuple québécois qu’il faut convaincre de sortir du centre d’achats pour un temps, pas le PQ, et ce n’est surtout pas en scrappant ce parti et son leader actuel que tu vas y arriver Vigile. Et ce n’est pas non plus de chicanes dont nos concitoyens sont écoeurés, comme le martèlent chaque jour nos ennemis, mais des tiraillages internes, des grenouillages inutiles, stériles, pour ne pas dire imbéciles.
Moi aussi j’aime bien Aussant, mais on ne peut pas attendre encore dix ans ; dans dix ans Vigile, il va probablement être trop tard. Et je ne crois pas qu’il soit possible de faire de la politique autrement, comme on se plaît à dire maintenant, mais je crois que l’on peut tenter de s’adresser à l’intelligence des gens, faire la conversation avec eux, et cesser de leur conter des pipes. Ce que tu fais d’ailleurs allègrement dans tes encadrés grisâtres... (la pouliche à Desmarais... plutôt dégueulasse, non ?). Quant à la politique, elle est et restera toujours une lutte de pouvoir entre différents groupes d’intérêts, et ce sera ainsi tant et aussi longtemps qu’il y aura des humains sur terre.
Les démolisseurs peuvent aussi en arriver à se détruire eux-mêmes tu sais, et ce n’est pas vrai qu’il n’y ait que des carriéristes ou des opportunistes dans ce parti ; il y a aussi tout plein de gens corrects, des gens bien, sincères et honnêtes, qui rêvent d’un pays tout comme toi et moi. Bien sûr qu’il y a des carriéristes, des faux-culs aussi, je ne le sais que trop depuis le temps (dont certains à qui j’arracherais volontiers la tête), mais il y en a ni plus ni moins que dans tout groupe humain constitué. En ce domaine Vigile, rien de nouveau sous la lune, ou le soleil, c’est comme tu veux.
Moi qui ferais un pacte avec le diable s’il m’assurait la souveraineté politique des miens, vous voir brasser la soupe à plus finir pour tenter de salir le mari de Pauline Marois qui aurait, il y a fort longtemps jadis, fait des affaires avec Robert Campeau... je m’en fous comme de ma première bottine Vigile. Comme de ma première bottine mon ami, j’aurais même été capable de voter pour Bourassa s’il avait fait son référendum, c’est pour dire. Alors je t’en supplie, un peu plus haut un peu plus loin s’il te plaît ! tu sais aussi bien que moi ce que ça sent quand on sort la braoule.
Alors arrête, on arrête ; s’il vous plaît le monde WOW ! Une minute de silence je te prie, non mais arrête toi aussi PQ, arrête militants, arrête députés, ministres, aspirants machins, citoyen Duceppe, et toi de Marie-Victorin, et toi la taupe du Bloc, et toi les démissionneux, et toi et moi et Cloutier et Barberis et Le Hir et les autres... alouette aahhhh... — STOP ! C’est de la continuité de notre peuple dont il s’agit ici Vigile, de sa durée et de son existence même.
Alors mon vieil ami, tu ne crois pas qu’il serait temps de rentrer les chiens, de mettre fin à ta chasse à courre, de ranger tes fusils et de tourner tes canons vers nos véritables ennemis. Ça fait un moment que tes zouaves tirent sur les nôtres, que tu attises le feu, que tu fous la pagaille dans le campement.
S’il te plaît Vigile... MERDE !
André Vincent
jeudi 12 janvier 2012
Vigile dégages, ta puanteur empoisonne l'atmosphère
Je ne croyais jamais en arriver là. Dénoncez un site qui se dit indépendantiste.
Vigile un site indépendantiste ? Mon oeil ! Plutôt un site de croque-morts en manque de clients. Non contents de les attendre, ils vont les assassiner pour remplir cercueils et crécelles.
Vigile n'est plus un site pour faire ou contribuer à promouvoir l'indépendance du Québec, il est devenu un site de tordus, un groupement d'égos encore plus gros que le chef de la caq, un dénommé Legault.
Vigile un site indépendantiste ? Mon oeil ! Plutôt un site de croque-morts en manque de clients. Non contents de les attendre, ils vont les assassiner pour remplir cercueils et crécelles.
Vigile n'est plus un site pour faire ou contribuer à promouvoir l'indépendance du Québec, il est devenu un site de tordus, un groupement d'égos encore plus gros que le chef de la caq, un dénommé Legault.
jeudi 5 janvier 2012
Mais, que cherchent ces deux mangeux de marde ?
Mais, que cherchent ces deux mangeux BRASSEUX de marde ? Excusez le titre du billet mais...
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QUO VADIS, PAULINE ?
Les « Bizard-reries » de Claude Blanchet Plein de questions troublantes
Richard LE HIR - Tribune libre de Vigile 4 janvier 2012 3 messagesQuant au sens de tout ceci et aux conclusions qu’il faut en tirer sur la capacité de Pauline Marois d’exercer ses fonctions à la tête de l’Opposition officielle maintenant ou comme Premier Ministre éventuellement, je vous laisse tirer vos propres conclusions.
LE TALON D’ACHILLE DE PAULINE MAROIS Petit détour par l’Île BizardPierre CLOUTIER - Tribune libre de Vigile 4 janvier 2012 |
samedi 31 décembre 2011
Bonne Année 2012
Que l'année 2011 s'achève et sacre son camp : année politique de traîtrise s'il s'en faut.
Ai-je besoin d'énumérer ?
Ai-je besoin d'énumérer ?
mardi 18 octobre 2011
Vigile fait fuir les femmes ?
Le célibat de Vigile
(Mais où sont passées ces dames ?)
André VINCENT
Tribune libre de Vigile
lundi 17 octobre 2011
C’est la grève ou quoi ? Ça y est ! ça sent le complot, la chambre des dames ; à moins qu’elles en aient eu tout simplement marre d’ engueulades style Cage aux Sports, ou alors de se faire dire à répétition que « n’importe qui peut comprendre ça... final bâton ! » ou qu’elles appuient Pauline par féminisme exacerbé et quoi encore.
Vigile est donc célibataire depuis une quinzaine de jours. Si j’étais femme, peut-être que je ferais de même aussi, peut-être que je n’écrirais plus sur ce site, non pas qu’il soit machiste à outrance, mais l’atmosphère actuelle me rebuterait aussi, et d’ailleurs c’est souvent le cas. Si j’ai pris le contre-pied des démolisseurs à gage, c’est en partie pour cela, j’aime pas les gros bras, les gna gna de taverne, et je n’ai jamais joué à « celui qui pisse le plus loin qui gagne ».
Parlant de l’émission Appelez-moi Lise, le bon Jacques Fauteux disait en entrevue : « Nous n’affrontions jamais un invité, nous faisions la conversation... » et je suis sûr que ce faisant, on en apprenais plus sur l’invité, sur ce qu’il pensait, sur ce qu’il proposait, que si ce dernier s’était senti attaqué comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui. On devrait s’inspirer de cette philosophie.
Je ne parle pas de conversation de salon de thé à la menthe, mais d’échanges didées plutôt que de débats soi disant virils, de braquer le fallow spot sur les dangers que courent notre État National plutôt que sur la façon d’y arriver que-c’est-moi-monsieur-qui-a-raison. Je sais, je tombe dans le piège moi aussi à l’occasion, mais devant l’arrogance de certains, je ne peux faire autrement que de réagir.
Alors mesdames, si vous vous êtes retirées pour les raisons que j’évoque (peut-être maladroitement), je vous demande de revenir sur ce site, de reprendre la parole ; ce que vous avez à dire est trop important pour ne pas le dire.Commentez ce billet sur Vigile en cliquant sur le nom d'André Vincent en haut de page.
Et puis... ça manque de lumière ici dedans.
André Vincent
lundi 17 octobre 2011
Ce n'est pas gai la pagaille, par André Vincent
Ce n’est pas gai la pagaille
(ou comment jeter le PQ avec l’eau du bain)André VINCENTTribune libre de Vigile
vendredi 14 octobre 2011 495 visites 22 messages
Depuis que Bernard Frappier a lancé ce débat, cela a ouvert la porte à tant de chamaille et parfois même de hargne qu’on en vient à ne plus prendre au sérieux ceux qui se déversent.
Lorsque je vois un nouveau texte de Pierre Cloutier, Monmarquette, Laboissonnière ou Jacques Noël (par exemple), je n’ai pas du tout envie de le lire. À l’occasion, j’y jette un coup d’oeil, en diagonale, voir si — des fois, il y aurait pas quelque chose de nouveau ou de positif, tels ces 20% de mous au milieu, très justement soulignés par monsieur Noël. Mais il s’en dégagent souvent une odeur de vieilles frustrations mal léchées.
Mais aussi, depuis le lancement de ce débat, je me demande souvent si Frappier a lancé sa bombe comme ça, tout seul comme un grand, suite aux démissions des quatres. À mon avis, il y a eu concertation. Avec qui ? Sais pas trop, sûrement la bande de l’Action Nationale, Robert Laplante, peut-être même Aussant ? l’entourage de Parizeau ? et c’est à se demander si ce putch de la bande des quatres ne faisait pas partie d’une fumeuse stratégie concoctée avant même le lancement de ce débat.
Débat dont le but, faut le dire clairement, n’est rien de moins que la DESTRUCTION du PQ.
Je connais tous les travers de ce parti. J’ai maudit souvent ses lâchetés, ses louvoiements ; gueulé contre l’opportunisme, contre « la trahision des nobles », contre cette peur d’avoir peur qui fait peur aux oiseaux... et pourtant, que je me dis, ce n’est quand même pas le parti Québécois qui, par deux fois, a dit NON à sa liberté politique, mais bien le peuple auquel nous appartenons. À mon avis, ce serait une grave erreur que de détruire ce grand parti, surtout MAINTENANT.
Si, au moins, Frappier avait lancé ce débat au début du dernier mandat libéral, on aurait eu un peu de temps pour y penser, s’organiser. Construire un nouveau parti demande tant d’énergies et suppose tant de de tiraillements que Charest, cet ordure redoutable, serait capable d’aller chercher un autre mandat si nos divisions se poursuivaient Et cela, à mon avis, serait l’erreur fatale dont le mouvement indépendantiste ne se relèverait jamais.
Plusieurs parlent de coalition, de mouvement citoyen et quoi encore. Une coalition ? Mais une coalition de quoi, de qui, par qui ? J’aime bien Aussant, je serais même prêt à envisager de me joindre à lui si je n’avais pas tant peur de Jean Charest, si la situation actuelle n’exigeait pas d’unir nos forces avant que le Québec ne sois plus qu’un territoire aux mains de la mafia, parrainé par mononcle Paul. Et pour ce faire, il faut un parti solide, uni ; un parti qui, malgré ses travers, ses lâchetés et ses erreurs passées est le seul encore capable d’arrêter le massacre.
Plusieurs disent : « Le PQ avec Pauline Marois, jamais ! » Je dis à ceux-là qu’on ne change pas de chef comme on change de chemises, que l’image d’instabilité du PQ est suffisamment amochée comme c’est là, et que si près d’une élection, il est trop tard pour courir à la chefferie. Désolé mais Pauline Marois, va falloir faire avec, qu’on l’aime ou pas.
Je respecte beaucoup cette femme, même si je suis loin d’être l’un de ses admirateurs ; quand même, je me dis qu’en politique, il est arrivé à plusieurs reprises qu’un chef qui pouvait sembler terne ou malhabile dans l’opposition se soit avéré un bon leader par la suite, et même qu’il réussisse là où un prédécesseur plus charismatique a échoué.
Et pour tout dire, je suis plutôt en accord avec ce que l’on a appelé « le plan Marois », principalement pour deux raisons : 1- J’ai toujours pensé que ce n’était pas une bonne idée de dire à son ennemi la date et l’heure de la prochaine attaque et 2- Je trouve ce plan intelligent dans le contexte actuel et je crois sincèrement qu’il peut nous mener à l’indépendance. Auquel cas, nous aurons au moins stoppé l’hémorragie et débouché l’avenir.
Je n’ai pas du tout envie d’aller me suicider avec le troupeau de caribou,. je suis vivant, je me bats ! Pendant que le monde change à une vitesse folle, que les tendances sont à l’universel et que les générations qui nous suivent sont plutôt... mollasses à propos de la chose... (politique s’entend, en plus d’être d’un cynisme désarmant), certains proposent de revenir à rien de moins qu’une élection référendaire, d’autres à un référendum demain matin envoye par là... (au fait, par quel parti au juste le référendum ? ).
Désolé mes bons amis, allez vous foutre à l’eau si vous en avez envie, mais je préfère encore miser sur la réalité, sur ce qui est faisable, dans ce qui est possible.
Le PQ est loin d’être parfait, bien sûr, mais il est là et il est indépendantiste, peu importe ce qu’en disent ses zélés démolisseurs à qui je rétorque qu’avant de tout câlisser par dessus bord, il faut y penser à deux fois, surtout qu’on a pas le temps.
Je ne dis pas que Aussant ne pourrait y arriver un jour, il en a la stature et la volonté je pense, mais je dis que présentement, le risque est trop grand. Quant à Québec Solidaire, s’il espère vraiment prendre le pouvoir un jour, il va devoir se rapprocher du centre. Eh ! ainsi va l’hommerie, camarades so-so-Solidaires !
C’était pour dire et redire qu’il faut d’abord tenir compte de la réalité avant de la changer, qu’il y a présentement URGENCE NATIONALE et qu’il faut reprendre le pouvoir à n’importe quel prix. Et ce n’est pas en se chamaillant qu’on va y arriver.-------------
Ç’a peut-être l’air nono à dire, mais c’est ça pareil !
André Vincent
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vendredi 14 octobre 2011
Lettre de Robert Barberis-Gervais à Vigile
IL FAUT SE RESSAISIR : IL N’EST PAS TROP TARD
Lettre ouverte à Bernard Frappier, Jacques Noël et Pierre Cloutier
Robert BARBERIS-GERVAISTribune libre de Vigile
lundi 3 octobre 2011
Lettre ouverte à Bernard Frappier, Jacques Noël et Pierre Cloutier
Je me réfère à la prise de position anti-Marois et anti-Parti québécois de Bernard Frappier du mois de juillet 2011 (une coïncidence, c’était au début de mes vacances…).
Je me réfère au dernier texte de Jacques Noël : "L’histoire du PQ, c’est une histoire de trahisons et d’abandons" (2 octobre 2011). Je me réfère au commentaire de Pierre Cloutier quand il écrit :
"Si cela continue comme cela, vous allez faire pleurer Andrée Ferretti, la passionnaria de l’indépendance, qui n’arrête pas de nous vanter les mérites et les qualités de Pauline Marois, comment elle est résiliente - le nouveau mot à la mode - comment elle est courageuse de résister à toutes ces basses attaques mesquines, comment les gens sont méchants avec elle parce qu’elle est une femme etc.
Et le choeur des crevettes d’applaudir.
Et le choeur des crabes qui en rajoute avec le valeureux capitaine Sauvé qui fait de Pauline une grande cheffe d’État qui sait où elle va, sûre d’elle comme seules les femmes peuvent l’être pour nous guider, pauvres mâles machos et misos sur le chemin de l’indépendance et à qui il faut faire confiance comme on faisait confiance aux curés et à Duplessis de la grande noirceur." (fin de la citation)
Je commencerai par Cloutier. Ironiser sur l’engagement d’Andrée Ferretti et de René-Marcel Sauvé, ça relève carrément de la goujaterie. Regardez la définition du Petit Robert du mot "goujat" : 1- valet d’armée ; 2- rustre ; 3- Homme sans usage, manquant de savoir-vivre et d’ honnêteté et dont les indélicatesses sont offensantes.
Offenser est d’ailleurs son but quand il revient sur "fafan" de Pauline Marois dont il m’affuble avec insistance et qu’il revient sur les chiffres faussées et inexacts (et il le sait…) du dernier sondage CROP-Gesca-Paul Desmarais.
Je viens de relire le texte de Bernard Frappier : "Il faudrait un miracle" avec comme sous-titre : il ne semble pas qu’il y ait d’autre issue que celle de fonder un nouveau parti indépendantiste. Je viens de relire le dernier texte de Jacques Noël. Ce sont des textes qui mériteraient d’être cités dans une anthologie de la polémique. C’est donc dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à les lire à cause du style contrairement à ceux numérotés (comme la peinture à numéros) de Pierre Cloutier (surtout ses commentaires) qui, à force de nous baver, nous enlèvent le goût de lire ses textes qui se veulent constructifs.
Messieurs Frappier, Noël et Cloutier, décidément, vous êtes en grande forme. Vous avez beaucoup de voile. Plût au ciel que vous eussiez autant de gouvernail. Pour avoir un bon jugement politique, il faut maîtriser une formidable quantité d’informations et tenir compte de la situation réelle. Messieurs les polémistes, êtes-vous sûr que votre jugement politique est bon ? Vous arrive-t-il entre deux jugements péremptoires de faire le commencement d’une autocritique ?
Par exemple, vous, Bernard Frappier, homme digne d’estime s’il en est, ne regrettez-vous pas d’avoir plongé Vigile dans la poutine anti-Marois avec votre estafette Cloutier à l’avant-garde de ce combat douteux !?
Par exemple vous, mon bon ami de Québec Jacques Noël, qui identifiez avec beaucoup d’à propos les interventions à faire contre le fédéral, envoyez donc votre message aux députés du Bloc et à Louis Plamondon qui n’a pas la langue dans sa poche.
Envoyez donc votre message au conseil pour la souveraineté et à tous les groupes nationalistes qui font partie de Cap sur l’indépendance. Pourquoi faudrait-il que ce soit le Parti québécois et ses leaders qui tirent sur tout ce qui bouge ou ne bouge pas. Pourquoi faudrait-il que ce soit Pauline Marois qui contre-attaque ? Bernard Drainville est un batailleur et serait capable d’intervenir. Mais sa priorité c’est d’empêcher les présidents de comté de démissionner. Ces gens-là sont-ils des lecteurs des inconditionnels anti-Marois qui publient sur Vigile ? C’est possible. Messieurs, je ne vous félicite pas pour votre travail de sape.
Continuez à démolir le Parti québécois. Quand vous aurez terminé, on sera devant un beau champ de ruines. Pas des ruines que vous pourrez vous vanter d’avoir prédit mais des ruines dont vous serez en partie responsables. Je suis d’autant plus à l’aise de vous critiquer qu’après sept ans d’étapisme et la défaite du référendum de 1980, Pierre Drouilly a publié dans "Les illusions du pouvoir" (quel titre !) dont j’ai été le co-auteur, un texte intitulé : Quel gâchis !"
Je ne l’ai pas signé tellement je le trouvais pessimiste. Mais nous souhaitions la défaite du Parti québécois aux élections de 1981. J’ai donc joué dans votre film. Dans la conjoncture politique actuelle après la défaite du Bloc du 2 mai, le mouvement indépendantiste, pour espérer avancer, devrait être uni. Et même uni, le succès ne serait pas assuré. Alors imaginez ce qui va se passer si on ne se ressaisit pas. Vigile devrait faire son auto-critique et revoir sa ligne éditoriale anti-Marois qui est appliquée de mille et une façons.
Pour passer du coq à l’âne, je commence à pencher du côté de Pierrette St-Onge : "Tsé, c’était une question de principe" à propos de Pierre Curzi. Je crois comme elle que Pierre Curzi cherchait un prétexte pour quitter le Parti québécois et annoncer ses ambitions de devenir chef.
J’en suis venu à cette conclusion après avoir étudié le dossier des motoneiges sur le chemin du P’tit train du nord. La loi 90 de décembre 2004, Loi modifiant la Loi sur les véhicules hors route, a enlevé à des citoyens le droit de poursuivre les motoneigistes qui troublent leur quiétude. Cette loi est encore en vigueur.
Les citoyens des Laurentides ont autant de droits que Denis De Belleval. Or cette loi a été adoptée à l’unanimité… Et personne n’a encore essayé de demander son abrogation même pas Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe. N’est-ce pas une question de principe !
Bon lundi messieurs. A Longueuil, ciel gris, pluie froide et vent glacial fournissent un décor parfaitement adapté à vos propos. Robert Barberis-Gervais, Marie-Victorin, lundi, 3 octobre 2011
jeudi 13 octobre 2011
Au sujet des vrais indépendantistes
Au sujet des "vrais" indépendantistes
Air de surréalisme
Pierre GRANDCHAMPTribune libre de Vigile
jeudi 13 octobre 2011
Sur une période de 12 mois, depuis quelques années, je viens sporadiquement voir ce qui se passe sur VIGILE. De temps en temps...
D’une fois à l’autre, j’y constate de plus en plus un air de surréalisme. A l’automne 2008, il y avait un sondage, sur le site même, donnant 43% au PI. Imaginez ! On se dirait cru sur une autre planète !!!
Actuellement on y annonce et on prie le ciel que le PQ mange une volée au nom de "vrais" indépendantistes. Tous les chefs du PQ, sauf Parizeau,auraient été ou seraient des "pourris".
Je regrette de dire que Pauline Marois, Bernard Draiville et tous les députés péquistes sont tout autant de "vrais" indépendantistes que ceux qui, sur ce site, au nom de la rectitude indépendantiste, excommunient ceux qui divergent d’opinion sur les modalités.
Pour ma part, je vais voter péquiste parce que je crois que c’est le seul parti qui peut prendre le pouvoir et nous conduire à un prochain référendum.
Quant à ceux qui prédisent et souhaitent une déconfiture du PQ, je veux leur rappeler un sondage du 28 mars dernier qui donnait le NDP en 3e position. Je cite :
"Au Québec, le Bloc québécois a la cote. Il recueille 36 % des appuis. Les conservateurs arrivent en deuxième place avec 21 % des intentions de vote tandis que le NPD et les libéraux sont nez à nez avec 18 % des intentions."http://fr.canoe.ca/infos/quebeccana...P.S. J’apprécie certains des textes de M. Le Hir
dimanche 21 août 2011
Le blogue de Jean Provencher , historien
En écoutant RDI Matin l'invité de Louis Lemieux, l'historien Jean Provencher en plus de nous faire revivre l'histoire sur son blogue LES QUATRE SAISONS a un billet spécial dédié aux colibris.
Un bon blogue à suivre !
URL : http://jeanprovencher.com/
Un bon blogue à suivre !
URL : http://jeanprovencher.com/
lundi 1 août 2011
Météopolitique
J'ai découvert un très beau site ce matin : Météopolitique, très bien fait, élégant dans sa facture. Une mine de renseignements.
Je le place pour le moment sous le libellé Bon Blogue
http://meteopolitique.com/index.htm
Je le place pour le moment sous le libellé Bon Blogue
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