Harper a encore récidivé mercredi :
« il y a toujours une bonne place pour les nationalistes québécois dans notre parti».
«Notre parti fera toujours une grande place aux nationalistes québécois parce que les nationalistes québécois font une grande place aux conservateurs»
«Il est tout à fait normal d'être nationaliste», (…)
Puis, la meilleure «ce gouvernement continue de renforcer la place du Québec au sein du Canada».
Mais encore «Grâce au règlement du déséquilibre fiscal, le gouvernement du Québec a reçu quatre milliards et demi de dollars de plus du gouvernement fédéral»
« il est normal d’être nationaliste lorsque l’on fait partie d’une nation »
« Historiquement, les nationalistes étaient la vraie base du Parti conservateur au Québec. Ceux et celles qui appuient un gouvernement centralisateur très fort, ce sont des libéraux. Ceux qui veulent l’indépendance du Québec appuient le Bloc et le Parti québécois au niveau provincial. Mais ceux et celles qui veulent avoir un Québec fort, un Québec qui tient très fort à son identité, mais en même temps qui garde sa place importante au Canada sont historiquement des conservateurs »
« John A. MacDonald (…) a dit que les francophones du Canada sont une nation. Si on traite cette nation comme nation, cette nation va réagir d’une façon généreuse. Si on traite une nation comme une faction, cette nation va agir comme une faction. (…) J’ai lu (cette citation) il y a longtemps, mais c’est seulement, je suis franc, c’est seulement dans les années récentes, surtout comme premier ministre, que j’ai bien apprécié cette citation », (…)
Source : La Presse anti-Bloc
Voilà pour les paroles affectées, doucereuses et mielleuses de Stephen Harper envers les nationalistes québécois en campagne électorale 2008.
C'est vrai que les nationalistes avaient déjà fait une grande place aux conservateurs, car je me souviens de cette alliance entre les conservateurs et les nationalistes du Québec, ayant moi-même appuyé les Bleus de Brian Mulroney qui ont remporté deux élections de suite, en 1984 et en 1988.
Le Québec allait rentrer dans le giron constitutionnel « dans l’honneur et l’enthousiasme », avait dit Brian Mulroney en septembre 1984 dans son célèbre discours de Sept-Îles, écrit par Lucien Bouchard. Le résultat ?
Entre temps, des Conservateurs en avaient profité pour se remplir les poches, multipliant scandales par-dessus scandales.
Il y a bien eu Meach, torpillé par Clyde Wells le newfounlander et par un mec à plume du Manitoba, un autre Harper, le 22 juin 1990, le député néo-démocrate Elijah Harper bloque le vote sur l'accord du lac Meech à la législature du Manitoba.
Les Québécois ne croyaient plus aux sirènes fédéralistes bleues du temps et fondèrent le Bloc Québécois en 1993.
Le Bloc ne serait plus là si on nous avait pas volé le référendum de 1995, c’est pourquoi le Bloc Québécois continu de veiller aux intérêts du Québec.