Permettez-moi de publier cet échange entre une blogueuse "Parti Pris" et Patrick Lagacé.
Trop drôle, mais ce n'est pas parce c'est drôle .....
Patrick a dit…
Anglicibus - Tu vois, Aubergine, schtroumpf à lunettes, c'est que je veux dire quand je dis que t'es une plume frustrée. Que tu épies la prose des autres parce que t'es incapable d'écrire...Anglicibus ? Dieu que c'est nul. Ça ne veut rien dire. Je vois bien l'effort, mais c'est un sobriquet qui tombe à plat, tu vois.
Schtroumpf à lunettes, on comprend l'image, d'un coup sec : un emmerdeur qui donne des leçons, lui-même incapable de faire quoi que ce soit. Aubergine de la langue : un distributeur de tickets, qui occupe un job d'automate dénué de créativité...
Je te donne un cours privé de métaphores, si tu veux. Bon, pour ça, faudrait que je sache ton nom, mais t'es trop chicken (tu chercheras dans ton dictionnaire français-anglais pour connaître la signification de ce vilain mot dont tout le monde connaît la signification réelle) pour ça...
Ah, et puis tiens, je vais te dire ce que ça veut dire, chicken, dans le sens populaire du terme : mauviette, poule mouillée, sans courage.
Alors, PP, c'est quoi ton nom ? Moi, l'affaire est entendue, je suis nul, mais au moins je suis nul à visière levée. PL
28 mars 2008 11:22 Bon ! Disons tout de suite que je ne fais pas partie du CDADPL (Le club des adorateurs de Patrick Lagacé). Cependant, même si monsieur Lagacé ne me publie pas quand j’envoie un commentaire dans son blogue, j’ai décidé, cette fois-ci, de le publier dans le mien. Je ne le fais pas toujours, car je n’aime pas son ton trop belliqueux sans aucun sens de l’humour.
Merci, Monsieur Lagacé des explications fournies sur le sens profond des belles métaphores dont vous m’avez affublé; vous en semblez si fier. Il y en a une cependant que vous n’avez pas reprise dans votre commentaire; vous m’avez aussi traité de « maîtresse d’école ».
C’est quoi l’explication pour celle-là ? Vous en êtes peut-être un peu moins fier ? Vous avez peut-être réalisé qu’en même temps que vous exprimiez votre mépris à mon égard, vous trahissiez celui que vous avez à l’égard des enseignantes ?
Je constate que vous souffrez toujours de la même obsession. Vous ne comprenez pas qu’on puisse aimer le français et le respecter, comme ça, sans autre raison, juste parce que c’est aussi se respecter. Je n’ai aucune ambition littéraire, mais vous vous entêtez à m’en prêter une. Ça ne vous rentre pas dans la tête.
Même dans l’insulte vous commettez l’adultère linguistique. Chicken (en français : poltron, poule mouillée, peureux). « Cours privé » au lieu de « cours particulier ».
OQLF – Si on cherche « cours privé » on obtient l’information suivante : Français : leçon particulière n. f.(Terme recommandé par l’Office québécois de la langue française)
Définition : Enseignement donné en particulier à un seul élève ou à un groupe restreint d'élèves.Terme(s) à éviter : leçon privée, cours privéNote(s) : Le terme leçon particulière est retenu de préférence à leçon privée ou cours privé.( La fiche date de 1998) Anglicibus n’a aucune prétention métaphorique, c’est un sobriquet pur et simple (nom que l’on donne à qqn à partir d’une de ses caractéristiques), un surnom.
Votre caractéristique ? Les anglicismes qu’ils soient volontaires ou involontaires. Vous dites vous-même que c’est un sobriquet, mais qui tombe à plat car vous vous imaginez que j’ai voulu faire une métaphore. En psychologie, on appelle ça faire de la projection.
À mon tour de vous faire une offre : un cours particulier en écoute, en respect des autres, en respect de la langue qui vous permet de vivre comme « travailleur de l’information », expression que vous semblez particulièrement aimer.
Suggestion : selon monsieur Paul Roux, un de vos collègues, les logiciels utilisés à La Presse ne permettent pas l’utilisation d’Antidote. Mais ça ne vous empêche pas de l’acheter (faut le voir comme un investissement) et de l’installer sur votre ordi personnel. Ça n’aiderait pas vos collègues, mais ça ferait au moins un cas de réglé.
Le 19 février 2007, monsieur Paul Roux a émis une opinion de manière générale; il ne visait personne en particulier. Je partage son avis, mais pour être bien honnête, moi je pense à quelqu’un en particulier. Monsieur Roux dit qu’il admire beaucoup Pierre Foglia, « mais, pour être honnête, je n’aime pas beaucoup ses imitateurs. Ils ne retiennent le plus souvent que l’aspect le plus superficiel. Ce qui fait le charme de Foglia, ce ne sont pas les mots familiers ou vulgaires. C’est l’emploi qu’il en fait à l’intérieur d’une écriture très soignée.
L’aviez-vous lu, ça, Monsieur Lagacé ? Ah oui ! Il y a aussi l’histoire de la visière levée. Vous n’avez pas le choix de la lever la vôtre si vous voulez être payé. Et puis, vous aimez tellement ça être connu et reconnu. Vous en avez le droit. Je ne le vous reproche pas. Mais ce n’est pas mon cas.
28 mars 2008 21:27