Devoirs et stress
Texte original publié sur le blogue Le Gros BS
Devoirs par S.Martel
«Selon Nathalie Colard, se fiant sur une étude de statistique Canada reconnaissant les devoirs comme une source de stress familial, les devoirs devraient être abolis au moins jusqu’en 6e année.
Moi j’en ai une source de stress aussi, c’est cette foutue tendance à privilégier la facilité.
“(…) des recherches démontrent que l’enfant qui performe bien à l’école ne retirera pas grand-chose de la période de devoirs.
Celui qui éprouve des difficultés, qui évolue dans un milieu défavorisé, ou dont les parents ne sont pas en mesure de l’aider risque pour sa part de ne pas faire ses devoirs ou alors de mal les faire. Dans les deux cas, l’exercice s’avère inutile.”
Inutile parce que les bolles n’apprennent rien et les poches en arrachent. Si on applique cette philosophie d’un bout à l’autre, on aura vite fait de transformer les écoles primaires en garderies. Comme de toute façon, les étudiants du secondaire ne savent pas très bien écrire, pourquoi ne pas éliminer le stress d’apprendre le français au primaire? Ils pourront l’apprendre plus tard, lorsque ça sera vraiment nécessaire.
J’ai travaillé dans une école primaire pendant un bout il y a quelques années. Entre le début des classes à 8h30 et la fin à 14h30, si on enlève le temps pour entrer, s’habiller ou se déshabiller avant et après chaque sortie ainsi que le temps des récréations et du diner, la période de temps réservé à des activités d’apprentissage y est très limitée et constamment interrompue. Si en plus on élimine les devoirs, le temps d’apprentissage par jour devient ridiculement court.
Lorsque j’étais à l’école primaire, les cours c’était au moins 2 heures de plus par jour et il y avait des devoirs tous les soirs. Vous savez quoi, tout le monde a survécu, tout le monde est entré au secondaire et la très grande majorité en est ressortie avec un diplôme. Mais il faut dire qu’à cette époque, l’engouement pour la facilité, l’édulcoration de la réalité et l’enrobement sucré et capitonné des enfants n’était pas encore en vogue.
Ce n’est certainement pas à grand coup de facilité qu’on peut réussir à devenir quelque chose de solide. »
Fin du texte de Setge Martel
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