samedi 20 juin 2009

Alexandra Szacka, correspondante de Radio-Canada en Iran

Alexandra Szacka, la correspondante de Radio-Canada en Iran était, mercredi le 17 juin 2009, en direct de Téhéran et elle répondait à son interlocutrice d’ici : «de toute façon mon visa se termine demain.» Jeudi, elle était toujours en reportage à Téhéran pour Radio-Canada. Le lendemain l’animatrice de RDI en après-midi Marie-Josée Bouchard a dit qu’elle avait été expulsée du pays sans aucune autre explication, sans nuancer.

Je veux attirer votre attention sur le traitement de l’information par nos chroniqueurs. Dans le contexte actuel «expulsé» est une demi-vérité, surtout quand la veille Alexandra Szacka avait dit en onde que son visa expirait le lendemain. Il était évident qu’avec l’implication des médias étrangers avant, pendant et après les élections iraniennes, son visa ne serait pas renouvelé et si elle ne quittait pas le pays immédiatement ce pays avait le droit de l’expulser manu militari.

Parti pris
Radio-Canada (RDI) avait le devoir de nous donner la version des deux côtés de la médaille, ce qu’elle n’a pas fait avant, pendant et après les élections. Radio-Canada a décidé de s'aligner sur la médiacratie occidentale. Dommage pour cette société d’État de ce pays qui se dit démocratique.
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1 commentaire (s):

Gradlon a dit…

Ce n'est pas très surprenant de la part de nos médias. Journalistes et chefs d'antennes ne portent pas cette attention particulière qu'ils devraient porter à l'emploi des mots et la formulation des phrases, ce qui donnent l'impression, souvent avec raison, qu'ils se permettent de glisser des opinions personnelles déguisées en information factuelle.