vendredi 28 novembre 2008

Pas de coalition possible sans le Bloc

Voici comment les médias anti souverainistes et des journalistes paresseux s’organisent pour propager et fausser la réalité.
Il s’agit de la coalition probable entre les partis d’Opposition pour mettre à la porte le dictateur et profiteur Harper.

Un faiseur d’opinion de la Presse part le bal et écrit :
-Un autre scénario circule: la gouverneure générale demanderait au Parti libéral et au NPD de former un gouvernement de coalition avec un accord tacite du Bloc québécois. Au moins pour quelques mois- Vincent Marissal La Presse

Un autre de la Presse écrit : À eux deux, le Parti libéral (77 sièges) et le NPD (37 sièges) détiennent 114 des 308 sièges. Ils auraient donc besoin de l'appui ponctuel du Bloc québécois (49 sièges) pour se maintenir au pouvoir. Il faut détenir 155 sièges pour avoir la majorité aux Communes. Le Parti conservateur s'est maintenu au pouvoir le 14 octobre en remportant 143 sièges.» J.-N. Bellavance, La Presse
Remarquez : Ils auraient donc besoin de l'appui ponctuel du Bloc québécois (49 sièges) pour se maintenir au pouvoir.

Ailleurs on propage le virus
Elle pourrait demander au PLC et au NPD de former un gouvernement de coalition, qui formerait la majorité des députés à la Chambre des communes, avec respectivement 77 et 37 sièges. Branchez-vous
Remarquez ici le «qui formerait la majorité des députés à la chambre des communes», quelle grossière erreur...

Et encore ici
(...) Au lendemain d'une éventuelle défaite des conservateurs, la gouverneure générale Michaëlle Jean pourrait refuser de dissoudre le parlement à cause des 300 millions supplémentaires que coûteraient de nouvelles élections. Elle se tournerait alors vers le NPD et le Parti libéral. Des discussions seraient d'ailleurs commencées entre les deux partis d'opposition. Canoë
Ici, on oubli complètement le Bloc et ce n’est pas un hasard, croyez-moi.

Si jamais la Gouverneure Générale est placée devant cette éventualité elle devra, si elle est sérieuse, s’assurer que la coalition est majoritaire et pour que cette coalition soit majoritaire le Bloc doit absolument en faire parti. Donc pas question ici d’appui ponctuel ou d’accord tacite, il est impossible de former une coalition sans le Bloc Québécois.

10 commentaire (s) avec ou 100 faute:

Alain B. a dit…

Désolé... mais rien dans la tradition parlementaire britanique n'exige qu'une coalition soit majoritaire... il n'y a même rien qui exige une coalition. La tradition veut que ce soit le parti qui obtient le plus de sièges qui forme le gouvernement, mais même là, ça n'est pas obligé... ce n'est qu'une convention. En réalité, dans le cas où aucun parti n'a de majorité absolue... le gouvernement va à celui qui peut assurer la "couronne" qu'il est capable d'obtenir la confiance de la chambre... si personne n'y arrive, on retourne en élection... mais autrement, rien n'exige que ce soit le parti au plus grand nombre de sièges qui réussisse à obtenir cette confiance ...et ce n'est pas sans précédent que le gouvernement soit formé par un parti ayant moins de sièges que l'opposition avec l'appui d'un tiers parti sans qu'il s'agisse d'une coalition formelle.

Une coalition formelle implique que des députés d'un autre parti soient invités à faire parti du cabinet. Évidemment que rien n'arrivera sans l'appui du Bloc, mais on parle d'une gouvernement qui serait formé, avec des ministres rouges et oranges... donc une coalition minoritaire... avec l'appui du Bloc...

Les journalistes ont donc raison, faites vos devoirs.

gradlon a dit…

Je comprends votre argument, mais je doute fort que le Bloc Québécois soit invité à faire partie d'un gouvernement de coalition.

Le PLC/NPD se retrouverait plus vraisemblablement en situation de gouvernement minoritaire qui dépendrait exclusivement du Bloc pour être maintenu en place.

Évidemment, à court et moyen termes, aucun appui du PC ne saurait être espéré. C'est donc davantage que la balance du pouvoir que le Bloc hériterait, mais un effet de levier plus important qu'à l'heure actuelle.

Même sans être inclus dans un gouvernement de coalition, le Bloc serait gagnant. Par extension et théoriquement, le Québec aussi.

Mais tout ça ne reste que pures spéculations. Pour une rare fois, j'ai hâte à lundi. Non pas que je me réjouisse du danger d'élections, peu probables selon moi, mais parce que le suspens est excitant.

À défaut d'avoir des politiciens et des programmes politiques passionnants, nous devons trouver notre stimulation politique ailleurs!

Tym_Machine a dit…

Ce qui est anti-souverainiste pour le Bloc, c'est de faire partie d'une coalition pour gouverner le Canada.

Malheureusement pour les vrais souverainistes le Bloc ne l'est plus depuis bien longtemps tellement qu'il n'en a même pas glissé un seul mot dans la dernière campagne électorale si ce n'est qu'une fois à Toronto et même pas dans le discours de clotûre où Gilles Duceppe s'est plutôt montré mal à l'aise face au mongol en avant de lui qui scandait "Le Québec, un pays.", je crois qu'en essayant de se montrer mal à l'aise, Gilles espérait fortement qu'il se calme les nerfs et qu'il se ferme la gueule.

Je vois également que certains souverainistes sont mêlés pas à peu près. Croire que faire partie d'un gouvernement qui n'est pas celui qu'il prône est la chose à faire pour faire avancer LA cause est très bizarre et saugrenue. Mais bon, ce ne serait pas la première fois que le Bloc serait mêlé s'il s'avérait qu'il ait le choix ou non de faire partie d'une telle coalition.

En quelque sorte ce serait un beau piège puisque s'ils n'y allaient pas, ils se feraient dire qu'ils ne seraient pas dans les intérêts du Québec et s'ils y allaient, ils briseraient leurs idéaux souverainistes. Alors comme on dit en anglais, damn if you do, damn if you don't.

Tym_Machine a dit…

C'est curieux quand même que tous les journalistes aient tort et que vous seul ayez raison dans ce dossier.

Il doit s'agir d'une horrible conspiration pour détruire le mouvement souverainiste, le même genre de thèse de conspiration que vous dénoncez lorsqu'il s'agit de l'ADQ.

Mais comme vous avez si bien dit pour l'ADQ, le mouvement souverainiste n'a même pas besoin des médias fédéralistes pour s'auto-détruire, il le fait très bien lui même avec toutes ses guéguerres internes.

lattachepol. a dit…

Je suis entièrement d'accord avec Alain B. Rien n'exige qu'une éventuelle coalition soit majoritaire.

Ce serait donc un gouvernement PLC-NPD ( avec des ministres comme Thomas Mulcair. Wow.) Ce qui ne signifie pas que le BQ se ramasserait à jouer sur le banc puisque l'éventuelle gouvernement de coalition devrait avoir l'appui du bloc pour les votes avec confiance.

Donc, on peut imaginer que la députée de Québec, Christiane Gagnon aurait théoriquement plus d'influence sur le pouvoir que tout le ramassis de crétins du Parti conservateur élus dans la région de la Capitale-Nationale.

Josée Verner dans l'Opposition. Wow, elle câlisse déjà rien pis elle est ministre.

AntiPollution a dit…

Alain B. j'essais de décortiquer votre commentaire il me semble que vous voulez parler d'un gouvernement minoritaire issu d'une élection générale et là dessus vous avez raison alors que moi je parle non pas d'un gouvernement minoritaire issu des élections générales mais d'une coalition dans le but de former un nouveau gouvernement sans passer par des élections générales. Et désolé pour la tradition car ce sera la première fois qu'un parti politique refusera de faire partie d'un gouvernement tout en étant coalisé.

Tym, sans le Bloc, il n'y aura jamais de coalition viable, il faut au moins avoir cette logique mathémathique.

Gradlon, le Bloc ne voudra pas faire partie du gouvernement car le Bloc l'a déjà déclaré, mais sans le Bloc ni les libéraux ni le NPD ne pourront demander de former un nouveau gouvernement stable à la Gouverneur Générale.
Le Bloc a de toute facon le vrai pouvoir entre les mains, il va négocier et obtenir pour le Québec ce qu'il veut.

AntiPollution a dit…

Lattachepol, entre la théorie et la pratique il y a les chiffres. Le Parti libéral a 77 députés et le NPD en a 37 donc le total de cette coalition sans le Bloc donne 114 députés contre 143 pour le Parti Conservateur. Combien de jour une telle caolition survivrait-elle sans l'appui constant du Bloc ? La coalition a donc besoin constamment du Bloc avec ses 49 députés pour former un nouveau gouvernement.

On entend souvent dire qu'en politique, «la perception c'est la réalité.»
À chaque fois que j'entends parler d'une coalition PLC-NPD sans mentionner que sans le Bloc il n'y aurait pas de coalition viable et stable, les oreilles me sillent.

AntiPollution a dit…

Alain B. je déteste les demies-vérités tel que lu sur Branchez-vous ou sur Canoë, il est curieux de me faire accuser par vous d'avoir mal fait mes devoirs.
Seriez-vous journaliste par hasard ?

Richard Turcotte a dit…

L'identité du Bloc ne changera pas parce qu'il ne mentionne pas le mot référundum, parce qu'il pourrait faire partie d'une coalition. Le Bloc a déjà été brièvement l'opposition officiel, et ça n'a pas fait deux, un parti plus fédéraliste. Cette question d'alégence n'a pas d'importance ici, selon moi.

C'est d'avantage la question d'avoir des politiciens payés pour agir responsablement. À défaut d'avoir un gouvernement responsable, dans une situation d'urgence, aux yeux de ceux perdent ou ont peur de perdre leur emplois, une coalition devient un geste responsable.

Hors, le Bloc ne veut pas y participer. Gérer le gouvernement, ne signifie pas, que de faire plaisir à tous les canadiens. Des choix difficiles devront être fait et le Bloc préfèrent resté à l'opposition et se prononcer sur les décisions de la coalition. Au lieu d'être membre du gouvernement de coalition, et avoir à participer à la prise de décisions qui leur obligeraient à prendre des décisions difficile, même pour le Québec.

Au lieu de s'assoir dans le caucus et discuter des prorités, Duceppe préfère attendre plus tard, lors des débats en chambre pour s'opposer au besoin. C'est du temps perdu. C'est dans le caucus qu'il doit immédiatement s'opposer et s'expliquer sur ce qui serait mieux. En chambre la discussion est réglementé. Un caucus dans une salle fermé, Duceppe peut s'exprimer autant qu'il le veut et grimper dans les rideaux et sacrer si c'est nécessaire.

À mon avis, un chef d'opposition qui représente par sa délégation, une forte représentation du Québec, ne pas vouloir se salir les mains, dans une situation d'urgence. Est signe que Mr. Duceppe ne veut pas ternir son image, il se garde le beau rôle de rester sur la banquette arrière de l'autobus et critique le chauffeur s'il ne prendre pas le bon parcours.

Et bien qu'il soit un séparatiste, Mr. Duceppe doit s'assurer que l'aide gouvernementale est équilibré pour toutes les provinces et que le pays ne sombre pas dans un endettement, car tout les effets négatif d'une mauvaise gestion aura un effet immédiate sur le Québec et pour le future d'un Québec souverain, car l'endettement du Canada ajoutera du poids dans nos valises, pour quitter le Canada.

Malgré qu'il soit séparatiste, il nuit grandement au Québec et à la cause souverainiste, si sa préoccupation de l'économie canadienne se limite qu'au Québec. Le Canada fait parti de notre économie, il influence notre système banquaire. Alors dire qu'il est un parti que pour le Québec, n'est pas une excuse. L'économie du Québec n'est pas refermé sur elle même.

Et se qui dérange le plus, après une campagne où le message a été claire, de la part des Québécois, que Stéphane Dion et Jack Layton n'ont pas l'appuis des Québécois, Mr Duceppe choisit ces deux là pour nous sortir d'une récession. N'a t'il pas compris que le Québec avait choisi Duceppe.

jif a dit…

Bon, c'est clair que comme tout les souverainistes,
vous n'aider pas la cause lorsque vous vous enfarger dans les fleurs du tapis...
J'aimerais bien voir les bloggeurs revenir à l'essentiel (qui vous est invisible, trop souvent);

Dans l’ouest, on se révoltent.
«n’êtes vous pas inquiet de voir que toutes les décisions du gouvernement
devront être approuvés par le parti des québécois!»

Quelle horreur, un peuple qui doit continuellement s’en remettre au véto d’un autre!
J’ai juste envie de leur dire «Bienvenue dans nos culottes, les petits cowboys».
http://joepolitique.wordpress.com/